Tchad : nouveaux déplacements de populations sur fond d&#39insécurité

4 février 2008

Les agences humanitaires des Nations Unies restent gravement préoccupées par la situation au Tchad, où l&#39escalade de la violence a provoqué de nouvelles vagues de déplacements et réduit la marge de manoeuvre des travailleurs humanitaires.

Les agences humanitaires des Nations Unies restent gravement préoccupées par la situation au Tchad, où l'escalade de la violence a provoqué de nouvelles vagues de déplacements et réduit la marge de man?uvre des travailleurs humanitaires.

« Plus de 500.000 personnes dépendent de l'assistance humanitaire au Tchad, dont 285.000 réfugiés et 180.000 personnes déplacées », a rappelé la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

Compte tenu du manque de sécurité dans le nord-est du pays et dans la capitale N'Djamena, « les agences des Nations Unies ont du mal à évaluer l'impact de la violence sur les civils, mais elle peuvent déjà confirmer que de nombreuses personnes se sont réfugiées au Cameroun, par des points de passage au sud de N'Djamena », a dit la porte-parole.

Les bureaux des Nations Unies dans la capitale ont été pillés et détruits, ce qui aura de graves conséquences sur leur capacité à reprendre leurs activités quand les affrontements se seront calmés.

« Plus de 60 agences des Nations Unies et agences indépendantes travaillent au Tchad, mais leur personnel est évacué à l'heure actuelle », a rapporté Michèle Montas.

Il reste du personnel essentiel à N'Djamena et dans le nord-est, qui continue d'évaluer l'accès aux civils, selon les informations communiquées par les belligérants.

 

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