Ouverture de la Conférence contre la corruption à Bali, Indonésie

28 janvier 2008

Alors que commence aujourd&#39hui la deuxième conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption à Bali, en Indonésie, le directeur exécutif de l&#39Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Antonio Maria Costa, a encouragé les pays à mesurer l&#39application de la Convention et à « neutraliser les trous noirs » des administrations.

« Je vous invite à être aussi persévérants dans les négociations, et aussi concluants dans les résultats, que vos pairs l'ont été il y a quelques semaines ici, à Bali, lors de la conférence sur les changements climatiques », a lancé aujourd'hui Antonio Maria Costa à plus de mille participants, dans un discours où il a dégagé trois priorités.

Il a d'abord insisté sur la nécessité, pour chaque pays, de faire le point sur les avancées contre la corruption et dans la mise en oeuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption.

Il a ensuite encouragé les États parties à faire connaître les mesures nécessaires et leurs besoins, notamment techniques, pour lesquels l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime pourrait être d'utilité.

Surtout, Antonio Maria Costa a souligné l'importance d'instaurer un mécanisme d'évaluation de la mise en oeuvre de la Convention. Seize pays volontaires ont déjà lancé un programme pilote pour évaluer les coûts et bénéfices d'un tel système d'examen, et le directeur exécutif a indiqué qu'il se sentirait « déçu » si les États parties n'adoptaient pas cette semaine un tel mécanisme.

Il a rappelé aux participants la disposition de l'ONUDC à soutenir les efforts, notamment à travers l'Initiative pour le recouvrement des avoirs volés développée avec la Banque mondiale et qui vise à obtenir la restitution des biens publics volés. Devant la résistance de certains bureaucrates engagés dans la corruption, il faut « neutraliser les trous noirs dans vos administrations », a-t-il lancé aux participants.

Antonio Maria Costa a enfin rappelé que la lutte contre la corruption est l'affaire de tous, comme l'illustre l'organisation cet après-midi de l'événement `Artistes pour l'intégrité´, une initiative qui réunit différentes personnalités des médias et des arts pour agir contre la corruption et sensibiliser l'opinion publique. Y participera notamment l'actrice Famke Janssen, qui a été nommée Ambassadrice de bonne volonté de l'ONUDC contre la corruption.

La Convention des Nations Unies contre la corruption est le premier et l'unique instrument mondial anticorruption juridiquement contraignant. Elle a été adoptée par l'Assemblée générale en octobre 2003 et est entrée en vigueur le 14 décembre 2005. Jusqu'ici, 140 États l'ont signée et 107 l'ont ratifiée pour en devenir des États parties à part entière.

 

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