Abkhazie (Géorgie) : Ban Ki-moon regrette l&#39impasse politique et appelle à la retenue

25 janvier 2008

Le dernier rapport du Secrétaire général sur la situation en Abkhazie (Géorgie) fait état d&#39un « sentiment de menace imminente » dans la région, alors que le processus de paix semble dans l&#39impasse.

L' « écart entre, d'une part, les réalités sur le terrain et, d'autre part, les déclarations des médias ou les déclarations officielles donne matière à préoccupation », indique le Secrétaire général dans le dernier rapport au Conseil de sécurité qui informe sur la situation dans la région depuis le 3 octobre dernier.

Bien qu'aucun incident ne soit à déplorer entre les parties géorgiennes et abkhazes pendant la période observée, l'image de l'ennemi donnée de part et d'autre sape les efforts en faveur de la restauration de la confiance entre les deux parties, a regretté le Secrétaire général.

Les allégations concernant notamment le déploiement de forces des deux côtés de la ligne de cessez-le-feu ont provoqué des tensions et le Secrétaire général, qui craint les risques d'une telle escalade, a appelé une nouvelle fois à la retenue.

Des activités ont été entreprises dans le prolongement de la réunion de Bonn, en Allemagne, les 27 et 28 juin dernier, où différents accords avaient été conclus entre les parties. Cependant les divergences politiques n'en ont pas moins persisté, notamment au sujet de la vallée de la Kodori disputée par les deux camps.

Par ailleurs, le rapport souligne que la Mission d'observation des Nations Unies en Géorgie (MONUG) n'a toujours pas les moyens techniques, notamment d'observation, pour mener à bien le mandat des observateurs militaires dans la vallée de la Kodori.

L'insécurité qui règne dans cette zone de conflit requiert l'envoi d'engins sans pilote qui pourraient effectuer une surveillance efficace et sans danger, tandis que les seules patrouilles terrestre ou motorisées que la Mission peut envoyer ne permettent pas de réaliser cette tâche dans les meilleures conditions.

Le rapport souligne donc qu'avec la modernisation de ces équipements, la MONUG serait « davantage en mesure de s'acquitter du volet de son mandat portant sur la prévention des conflits ».

Ayant constaté que « le processus politique est dans l'impasse », et que les relations entre les deux parties sont « à leur plus bas niveau depuis les violences généralisées de 1998 », le Secrétaire général rappelle que l'ONU a adopté une démarche fondée sur l'instauration de la confiance. Face aux désaccords profonds exprimés par les deux parties, il suggère aussi que soit réévalué le processus de paix afin d'enrayer son recul.

 

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