L&#39OMS et l&#39ISDR lancent une campagne pour préparer les établissements hospitaliers aux catastrophes

24 janvier 2008

La Stratégie internationale de prévention des catastrophes (ISDR) et l&#39Organisation mondiale de la santé (OMS) lanceront demain à Davos, en Suisse, la campagne mondiale `Des hôpitaux à l&#39abri des catastrophes´, qui vise à encourager tous les responsables de la sécurité hospitalière à prendre des initiatives pour mettre les établissements de soins à l&#39abri des catastrophes.

« L'hôpital le plus coûteux, c'est celui sur lequel on ne peut pas compter. Car le prix à payer en cas de défaillance des hôpitaux lors des catastrophes est exorbitant - et par comparaison, faire des hôpitaux sûrs paraît bien peu onéreux », a expliqué Salvano Briceño, le directeur du Secrétariat de l'ISDR, dans un communiqué publié aujourd'hui à Genève.

Le 5 août 2007, le séisme qui a touché les côtes du Pérou a détruit 97% des lits d'hôpitaux de la ville de Pisco. A Banda Aceh en Indonésie, ce sont 61% des établissements de soins qui ont été démolis par le tsunami de décembre 2004.

Or, le coût de l'adoption de mesures d'atténuation lors de la conception et la construction d'un nouvel hôpital ne représente que moins de 4% de l'investissement total initial, indique l'ISDR, tandis qu'une remise à niveau des équipements d'un bâtiment hospitalier ne coûte que 1% et protègera jusqu'à 90% de la valeur de l'hôpital.

La campagne s'organise autour de trois axes principaux qui sont la meilleure protection des vies grâce à la meilleure résilience structurelle des édifices, la garantie de la continuité du fonctionnement des services de soins après les catastrophes et la meilleure formation des personnels de santé face aux conséquences des aléas naturels.

« Les dommages subis par les systèmes de santé lors des catastrophes peuvent avoir des impacts considérables sur le développement humain et économique », a déclaré Richard Newfarmer de la Banque mondiale, dont la Facilité mondiale pour la réduction des catastrophes et la reconstruction (GFDRR) appuie la campagne.

« Si les infrastructures de santé s'effondrent, leurs souffrances décuplent. Ce sont bien souvent les plus pauvres qui sont les plus touchés », a rappelé Richard Newfarmer.

 

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