OMS : la santé de l&#39espèce humaine mise en péril par les changements climatiques

21 janvier 2008

Dans son discours au Conseil exécutif de l&#39Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, sa directrice-générale, a salué plusieurs tendances positives pour la santé dans le monde. Elle a cependant mis en garde contre les changements climatiques, dont l&#39impact sur la santé humaine sera mis en valeur à l&#39occasion de la célébration de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril prochain.

Dans son discours au Conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, sa directrice-générale, a salué plusieurs tendances positives pour la santé dans le monde. Elle a cependant mis en garde contre les changements climatiques, dont l'impact sur la santé humaine sera mis en valeur à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril prochain.

« Nous devons utiliser tous les mécanismes scientifiquement fondés et politiquement corrects disponibles pour convaincre les leaders que l'humanité est l'espèce la plus en danger en raison des changements climatiques », a déclaré Margaret Chan lors de la présentation aujourd'hui de son rapport aux membres du Conseil exécutif, selon un communiqué publié aujourd'hui à Genève.

L'Afrique, notamment, sera particulièrement touchée d'ici 2020, a-t-elle averti.

La directrice-générale de l'OMS a par ailleurs signalé plusieurs développements positifs pour la santé dans le monde.

Avant tout, la volonté croissante des partenaires pour le développement, des agences de l'ONU et des sources de financement d'investir dans les systèmes de santé représente une « rupture criante et appréciée avec le passé », a-t-elle affirmé.

L'intérêt renouvelé pour les soins de santé primaires est aussi motif d'encouragement, a-t-elle poursuivi, surtout si nous voulons atteindre les Objectifs de Millénaire pour le développement.

Il y aurait de bons signes concernant les maladies à haute mortalité. Le nombre de décès liés au VIH/SIDA a diminué les deux dernières années, selon des estimations publiées à la fin de l'année 2007. Mais il faut cependant aller plus loin, a-t-elle nuancé, car nous sommes très loin de l'accès universel aux soins, nous ne faisons pas assez contre la transmission du virus de la mère à l'enfant, et certains pays ferment les yeux sur les infections dans certains groupes à risques.

Les efforts contre la tuberculose et contre les maladies tropicales semblent aussi porter leurs fruits, a-t-elle ajouté, ainsi que la stratégie mondiale de vaccination développée avec le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et de nombreux États Membres.

Mais des progrès sont encore possibles, notamment en direction de l'éradication de la poliomyélite et de l'infestation par le ver de Guinée.

 

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