Côte d&#39Ivoire : le Secrétaire général salue le partenariat entre le président et le Premier ministre

10 janvier 2008

Dans son rapport sur la situation de la Côte d&#39Ivoire depuis le 1er octobre dernier, le Secrétaire général s&#39est félicité du partenariat entre le Président et le Premier ministre pour la mise en oeuvre de l&#39Accord de Ouagadougou. Il a également demandé la prorogation du mandat de l&#39Opération des Nations Unies en Côte d&#39Ivoire (ONUCI) jusqu&#39au 15 janvier 2009.

« La tenue d'élections crédibles, libres, équitables et transparentes sera cruciale pour le retour à une paix durable en Côte d'Ivoire », a souligné Ban Ki-moon dans son rapport au Conseil de sécurité rendu public hier.

L'ONU n'organisera pas les élections, mais jouera un « rôle d'appui » : « mon Représentant spécial procédera, en toute impartialité, à la certification de toutes les étapes du processus électoral », a-t-il ajouté.

La sécurité s'est améliorée en général en Côte d'Ivoire et les efforts pour mettre en oeuvre l'Accord de paix de Ouagadougou ont créé un contexte politique positif. A ce titre, le Secrétaire général a reconnu que la qualité du partenariat entre le Président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro jouait clairement en faveur du processus de paix.

Il s'est félicité, en particulier, de la consultation des membres de l'opposition politique.

Cependant, le Centre de commande intégré de l'armée est toujours aux prises avec des difficultés opérationnelles, et le désarmement des milices est lent, en particulier dans l'ouest du pays.

Par ailleurs l'administration étatique se redéploie dans le pays et l'identification de la population, bien que limitée à certaines zones, s'est effectuée sans incidents majeurs.

Mais « il faudra que tous les Ivoiriens luttent contre l'impunité, en particulier s'agissant des crimes économiques et des violations des droits de l'homme », a insisté Ban Ki-moon, qui a demandé expressément à toutes les parties de respecter la population civile.

Soulignant la nécessité de disposer d'un « financement fiable » pour mener à bien le processus de paix, il a exhorté les donateurs à dégager les fonds qu'ils avaient annoncés. Il faut « un concours sans relâche » des partenaires internationaux, a-t-il lancé.

L'évolution de la situation permet d'envisager un programme de retrait de la présence des Nations Unies, a cependant indiqué le Secrétaire général, qui recommande l'extension du mandat de l'ONUCI pour 12 mois, ainsi que le maintien des effectifs actuels de l'opération.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.