Kenya : le Secrétaire général appelle à une stabilisation pacifique

7 janvier 2008

Ban Ki-moon a réaffirmé aujourd&#39hui qu&#39il était en « contact étroit » avec les leaders kenyans, y compris le président Kibaki et le chef de l&#39opposition Odinga, ainsi qu&#39avec le président Kufuor du Ghana, en sa qualité de président de l&#39Union africaine, ainsi qu&#39avec de nombreux chefs d&#39États pour trouver une solution pacifique à la crise.

Ban Ki-moon répondait lors de sa conférence de presse de début d'année à New York à la question d'un journaliste relative aux accusations de génocide et de nettoyage ethnique au Kenya, afin d'éviter une répétition de la crise du Rwanda de 1994, où « l'ONU s'était limitée à fournir une assistance humanitaire pendant les tueries ».

« Il faut d'abord stabiliser la situation », « je les exhorte à arrêter le meurtre de civils », a dit le Secrétaire général.

« L'ONU a fait de son mieux pour apporter son assistance humanitaire aux personnes déplacées », a-t-il souligné, « mais la protection des droits fondamentaux est primordiale pour nous ».

Le Secrétaire général a exprimé l'espoir que la prochaine visite du chef de l'Union africaine donnerait aux leaders kenyans l'occasion de s'asseoir à la même table et de régler leurs différends de manière pacifique.

Les violences, survenues depuis l'annonce des résultats du scrutin présidentiel qui a donné le président sortant Kibaki vainqueur, ont fait selon la presse près de 600 morts et déplacé quelque 100.000 personnes lors d'attaques interethniques et entre partisans des deux leaders.

Les partisans de l'opposant Raila Odinga estiment que l'élection a été truquée et demandent un nouveau scrutin.

 

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