Mise en garde de la FAO, du PAM et du FIDA contre l&#39impact des changements climatiques sur la sécurité alimentaire

12 décembre 2007

Exprimant leur « profonde préoccupation », trois agences des Nations Unies installées à Rome ont prévenu aujourd&#39hui que l&#39évolution du climat risquait d&#39affecter la sécurité alimentaire dans le monde et d&#39y accroître la faim et la malnutrition si aucune action immédiate n&#39est entreprise.

Exprimant leur « profonde préoccupation », ltrois agences des Nations Unies installées à Rome ont prévenu aujourd'hui que l'évolution du climat risquait d'affecter la sécurité alimentaire dans le monde et d'y accroître la faim et la malnutrition si aucune action immédiate n'est entreprise.

Parlant au nom de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), du Programme alimentaire mondial (PAM) et du Fonds international de développement agricole (FIDA), le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a affirmé devant les participants à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Bali, que les conditions climatiques extrêmes avaient déjà un impact négatif sur la sécurité alimentaire et que l'évolution climatique à moyen terme risquait d'aggraver cette situation.

« Si nous n'agissons pas maintenant, les changements climatiques entraîneront un nombre croissant de personnes mal nourries », a-t-il dit en substance. Un récent rapport de la FAO consacrée à la sécurité alimentaire estime que 854 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim et de la malnutrition, dont 820 millions dans les pays en développement.

Un communiqué publié ce matin par la FAO précise que trois des quatre du milliard de personnes les plus démunies de la planète vivent dans des zones rurales des pays en développement et risquent à tout moment de perdre leur récolte ou bétail.

Par ailleurs, plus de 1,5 milliard de personnes, parmi les plus pauvres, qui tirent leur subsistance de la forêt sont hautement vulnérables, de même que les 200 millions de personnes qui vivent de la pêche.

M. Diouf s'est prononcé pour l'adoption immédiate de stratégies intégrées et pour une coopération plus étroite en vue de surmonter les nombreuses menaces que posent les changements climatiques.

« Il faudra investir plus lourdement dans le développement agricole et la gestion des ressources naturelles à tous les niveaux », a-t-il dit, en s'engageant, au nom des trois agences, à mettre leur savoir-faire, leur présence et leurs capitaux au service aux pays dans le besoin.

 

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