Iran : Ban Ki-moon insiste sur le respect des résolutions du Conseil de sécurité

7 décembre 2007

Lors d&#39une rencontre avec la presse hier, le Secrétaire général a rappelé l&#39obligation qui s&#39impose à l&#39Iran de respecter les résolutions du Conseil de sécurité et de poursuivre sa coopération avec l&#39AIEA, malgré de récentes informations sur l&#39abandon en 2003 d&#39un programme d&#39armes nucléaires.

« En ce qui concerne le programme nucléaire iranien, ma position est qu'il est important que le gouvernement iranien respecte pleinement les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et qu'il travaille de bonne foi avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour exécuter le programme de travail qu'ils ont négocié », a déclaré Ban Ki-moon devant la presse à l'issue d'une réunion avec les membres du Conseil de sécurité.

« Parallèlement, les autorités iraniennes devraient clairement faire connaître leurs activités passées dans le domaine nucléaire ».

« Une fois de plus, c'est aux Etats membres du Conseil de sécurité de décider des mesures qu'ils souhaitent prendre sur la question », a-t-il ajouté.

« Je crois comprendre que les autorités iraniennes ont arrêté le programme d'armement nucléaire à l'automne 2003. Mais jusqu'à ces derniers jours, l'Iran continuait d'enrichir [de l'uranium] en dépit des résolutions du Conseil de sécurité », a fait observer le Secrétaire général.

« Il est vrai qu'aux termes du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), les Etats parties ont le droit de recourir à l'énergie nucléaire à des fins civiles, mais cela ne va pas sans conditions. Les Etats parties doivent pleinement respecter les réglementations destinées à la vérification et se soumettre à de stricts programmes de vérification », a-t-il rappelé.

Le 4 décembre dernier, l'AIEA avait salué un rapport des services de renseignement américains concluant que l'Iran avait abandonné son programme militaire iranien en 2003, estimant que cela confirmait ses propres évaluations.

L'AIEA soulignait toutefois que l'Iran devait encore « clarifier plusieurs points aspects de ses activités nucléaires présentes et passées.

En janvier 2007, l'Iran avait expulsé 38 inspecteurs de l'agence, notamment à la suite de l'adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 1737 (2006), qui imposait notamment un embargo en réponse au programme nucléaire et au programme de missiles balistiques de la République islamique d''Iran et des mesures individuelles, dont un gel des avoirs et des mesures liées aux déplacements.

Une résolution 1747 (2007) adoptée en mars 2007 contenait de nouvelles mesures consistant, entre autres, à interdire l'exportation par l'Iran d'armes et de matériel connexe et à désigner d'autres personnes passibles des mesures de gel des avoirs et de restriction des déplacements (dépêche du 24.03.2007).

Cette résolution disposait que le Conseil de sécurité suspendrait ses sanctions si l'Iran cesse d'enrichir de l'uranium et encourage l'Iran à renouer ses liens avec la communauté internationale, notamment avec l'AIEA.

Au mois de septembre 2007, l'AIEA se déclarait, « en dépit d'efforts positifs, encore incapable d'évaluer le caractère pacifique du programme nucléaire iranien », a affirmé son directeur aujourd'hui.

Cette évaluation intervenait alors que le directeur de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, avait conclu avec l'Iran un nouvel accord d'inspections, lors d'une visite dans le pays au mois de juillet 2007.

 

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