« Nul ne sera tenu en esclavage ou en servitude », rappelle Ban Ki-moon

30 novembre 2007

Alors que sera célébrée dimanche la Journée internationale pour l&#39abolition de l&#39esclavage, le Secrétaire général de l&#39ONU a appelé à donner un sens à la Déclaration universelle des droits de l&#39homme, en nous élevant contre des crimes qui auraient dus être relégués « aux oubliettes de l&#39histoire ».

« Le fait que ces atrocités puissent se produire à notre époque devrait nous emplir tous de honte. Le fait qu'elles soient très souvent avalisées, soutenues ou ignorées par ceux qui ont le pouvoir et le devoir d'y mettre un terme devrait susciter en nous une profonde indignation », a déclaré Ban Ki-moon dans un message transmis à l'occasion de la Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage, le 2 décembre prochain.

Le Secrétaire général déplore que ces crimes, qui appartiennent aux « plus graves commis par l'humanité », soient encore une réalité. « De nos jours, des millions d'êtres humains continuent de vivre en esclaves, victimes de pratiques abominables comme la traite des êtres humains, le travail forcé et l'exploitation sexuelle », rappelle Ban Ki-moon, et « d'innombrables enfants sont enrôlés de force dans les armées, contraints de travailler dans des ateliers-bagnes ou vendus par des familles désespérées. Des femmes sont brutalisées et échangées comme des marchandises. Des familles et des villages entiers travaillent dans des conditions de servitude pour dettes », dénonce-t-il.

Le Secrétaire général appelle chacun de nous à agir, en rappelant que « l'esclavage est un problème pour toutes les régions et pour tous les gouvernements ». Il doit être combattu à l'échelle tant nationale que régionale et internationale.

Il faut oeuvrer de concert, dit-il, pour réaliser les droits égaux pour tous que promet la Charte des Nations Unies et donner un sens aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme qui stipulent que « nul ne sera tenu en esclavage, ni en servitude ».

Le crime d'esclavage se nourrit de la pauvreté endémique, de l'exclusion sociale et de la discrimination rampante, les esclavagistes trouvent leurs victimes chez les plus faibles et les plus démunis, rappelle-t-il.

Alors que cette année, le Conseil des droits de l'homme a créé un nouveau mandat au titre des procédures spéciales et nommé un Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d'esclavage, le Secrétaire général réaffirme que l'ONU est foncièrement résolue à combattre ce crime avec ses partenaires.

 

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