PAM : la bataille contre le SIDA doit être menée avec la lutte contre la faim

28 novembre 2007

Le Programme alimentaire mondial (PAM) rappelle qu&#39une alimentation complète et suffisante est nécessaire pour garantir l&#39effet des traitements médicaux, notamment dans le cas du VIH/SIDA.

« Il est irresponsable d'ignorer la question de la faim et de la malnutrition, en particulier dans la bataille contre le sida », a affirmé Sheila Sisulu, la Directrice exécutive, dans un communiqué publié à Rome.

Mais si des milliards de dollars ont été investis dans les traitements antirétroviraux dans les pays en développement, on tend aussi à oublier que les malades manquent souvent de nourriture ou d'eau potable, a-t-elle regretté.

Comme avec n'importe quel médicament, les antirétroviraux sont plus efficaces si les patients sont correctement alimentés.

Or, les personnes qui ont contracté le HIV ont des besoins nutritionnels accrus, de 20 à 30% pour un adulte, et de 50 à 100% pour un enfant, car la mauvaise digestion entraîne une moindre absorption des nutriments et un manque d'appétit.

Le PAM, dans son dernier rapport `World Hunger Series 2007´, évalue à plus de deux milliards le nombre de personnes qui souffrent de `faim cachée´, c'est-à-dire du manque d'un nutriment particulier, ou d'une combinaison de vitamines et minéraux, alors que la quantité de calories et de protéines ingérées reste par ailleurs adéquate.

« La nourriture est souvent mentionnée par les personnes qui vivent avec le VIH/SIDA comme leur besoin le plus grand et le plus important », a souligné Elizabeth Mataka, l'Envoyée spéciale du Secrétaire général pour le SIDA en Afrique.

Pourtant, le coût moyen de l'aide alimentaire pour un patient s'élève à 0,66 dollar par jour, ce qui représente moins de 2% du coût des traitements actuels.

Le PAM a donc entamé un programme d'aide alimentaire auprès des personnes recevant un traitement antirétroviral dans les zones pauvres d'Afrique. Actuellement, quelque 182.000 patients en bénéficient dans 16 pays du continent.

Au total, l'agence fournit son aide à 21 des 25 pays où la prévalence du VIH est la plus élevée.

 

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