Myanmar : le Conseil de sécurité encouragé par « l&#39évolution positive » de la situation

Myanmar : le Conseil de sécurité encouragé par « l&#39évolution positive » de la situation

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Dans une déclaration lue à la presse hier soir à l&#39issue de consultations, le Président du Conseil de sécurité pour le mois de novembre, Marty Natalegawa, s&#39est félicité, au nom de ses collègues, de l&#39évolution positive de la situation au Myanmar, notamment de la remise en liberté de certains détenus, des contacts établis par les autorités birmanes avec l&#39opposante San Suu Kyi et de l&#39autorisation donnée à celle-ci de rencontrer des cadres de son parti.

Les membres du Conseil de sécurité ont été mis au courant de la situation au Myanmar lors de l'exposé qui leur a été fait hier matin par Ibrahim Gambari, Conseiller spécial du Secrétaire général pour le Myanmar, qui a achevé une mission de cinq jours dans ce pays.

Le Président du Conseil a toutefois déploré la détention d'un grand nombre de prisonniers et la disparition d'autres personnes arrêtées lors des manifestations qui se sont déroulées dans ce pays le mois dernier, et ont invité les autorités à autoriser le libre accès des organismes humanitaires aux détenus.

Saluant le rôle positif des pays de l'ASEAN, Marty Natalewaga a par ailleurs déclaré compter sur une nouvelle visite rapide d'Ibrahim Gambari au Myanmar, qui devrait se traduire, selon lui, par des résultats concrets en matière de dialogue politique et d'atténuation des tensions.

Par ailleurs, le Rapporteur spécial de l'ONU pour le Myanmar, Paulo Sérgio Pinheiro, a terminé aujourd'hui sa visite de cinq jours dans le pays, a déclaré la porte-parole du Secrétaire général lors du point de presse aujourd'hui à New York.

A son départ de l'aéroport de Yangon, Paulo Sérgio Pinheiro a informé la presse qu'il avait pu visiter la prison d'Insein à deux reprises, notamment cet après-midi, et qu'il a pu y rencontrer des prisonniers politiques. Le Rapporteur spécial a aussi détaillé ses rencontres avec des responsables politiques, des moines bouddhistes, l'Équipe de pays de l'ONU et des représentants de groupes ethniques.