Conseil de sécurité : les auteurs de violations graves des droits de l&#39homme en Ouganda doivent passer en justice

13 novembre 2007

Après avoir écouté aujourd&#39hui l&#39exposé de l&#39Envoyé spécial du Secrétaire général en Ouganda, Joaquim Chissano, sur la situation dans ce pays, le Conseil de sécurité s&#39est félicité de l&#39amélioration des conditions sécuritaires et humanitaires dans le nord de l&#39Ouganda.

« Les membres du Conseil ont renouvelé leur appui à un règlement négocié et leur espoir de voir le processus de paix aboutir rapidement », a déclaré aujourd'hui à la presse Marty Natalegawa, le Président du Conseil pour le mois de novembre.

Les membres du Conseil ont également souligné qu'il importait que la communauté internationale et le Gouvernement ougandais tirent « le meilleur parti possible » de l'occasion offerte par le processus de paix de Djouba pour relancer une action soutenue en vue d'améliorer les conditions de vie dans le nord de l'Ouganda.

Les auteurs de violations graves des droits de l'homme et du droit international humanitaire doivent être traduits en justice, ont aussi rappelé les membres du Conseil, avant de renouveler leur appel à l'Armée de résistance du Seigneur (LRA selon son acronyme anglais) pour que soient relâchés immédiatement toutes les femmes, tous les enfants et tous les non-combattants.

« La LRA préférerait ne pas avoir à passer devant la Cour pénale internationale mais pourrait accepter des formes culturelles de justice dont les procédures se terminent généralement par une sorte de pardon acceptée par les victimes », a expliqué par ailleurs Joaquim Chissano, lors d'une conférence de presse (webcast).

Les négociations de paix de Djouba ont conduit à la cessation des hostilités entre les autorités et la LRA, le 26 août 2006. Au moment de la signature de l'accord, après 20 ans de guerre civile, l'ONU avait estimé que le conflit avait fait plus de 100.000 morts et entraîné le déplacement de deux millions de personnes ; par ailleurs, 25.000 enfants soldats avaient été pris en otage et enrôlés de force.

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l'époque, Jan Egeland, n'avait pas hésité à parler de « l'une des pires urgences humanitaires au monde » (dépêche du 29.08.2006).

 

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