Liban : la crise politique intérieure retarde gravement l&#39application d&#39un cessez-le-feu avec Israël

7 novembre 2007

Dans son dernier rapport au Conseil de sécurité sur l&#39application de la résolution 1701, le Secrétaire général s&#39est dit inquiet au sujet de la crise politique prolongée au Liban, qui retarde « gravement » l&#39application de plusieurs aspects essentiels.

« Je suis satisfait de pouvoir signaler que les gouvernements libanais et israéliens restent désireux d'appliquer intégralement la résolution 1701 (2006) », a souligné le Secrétaire général dans le rapport rendu public aujourd'hui sur la résolution1701 (2006), qui avait mis fin provisoirement au conflit entre le Hezbollah et Israël.

Cependant, « la crise politique libanaise, qui dure maintenant depuis près de 11 mois, a considérablement entravé l'activité normale des institutions du pays et fait qu'il a été impossible de progresser sur beaucoup des grandes questions abordées dans la résolution 1701 (2006) qui doivent être réglées par la voie d'un dialogue national », a-t-il ajouté.

Depuis la publication du rapport précédent le 28 juin dernier, l'insécurité continue a été mise en évidence avec l'attaque contre la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et l'attentat qui a tué le député Antoine Ghanem, indique le rapport.

Le Secrétaire général a félicité le gouvernement et les Forces armées libanaises, dont la lutte contre les terroristes du Fatah al-Islam dans le camp de Nahr-el Bared a permis de « contrecarrer avec succès cette grave atteinte à la souveraineté du Liban ».

Il a aussi salué le rapprochement entre la FINUL et les Forces armées libanaises, dont le déploiement conjoint des forces dans le sud du pays a permis de stabiliser la situation dans la région. Tout en rappelant la nécessité de protéger la sécurité du personnel de la FINUL, il a demandé qu'elle bénéficie d'un appui continu. « Il est impératif que la FINUL conserve les capacités qu'elle a actuellement, de même qu'un effectif complet », a-t-il souligné.

Il a aussi « vivement » engagé la communauté internationale à appuyer davantage les Forces armées libanaises, afin que ces dernières soient « l'élément fondamental sur lequel repose l'application de la résolution 1701 (2006) ».

Mais le Secrétaire général a aussi exprimé sa préoccupation au sujet de la question de la partie nord du village de Ghajar, toujours occupée par les Forces israéliennes « en violation des obligations que leur impose la résolution ». Il a de nouveau demandé au gouvernement d'Israël de cesser les violations de l'espace aérien libanais, et à toutes les parties de respecter la Ligne Bleue.

Egalement préoccupé par le sort des réfugiés palestiniens dans les camps du Liban, Ban Ki-moon a demandé au gouvernement et à l'Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP) de « prendre immédiatement des mesures concrètes pour que les conditions de vie des réfugiés s'améliorent, sans préjudice du règlement de la question des réfugiés palestiniens dans le contexte d'un éventuel accord de paix israélo-palestinien ».

Enfin, le Secrétaire général a souligné la nécessité de respecter l'embargo sur les armes, déplorant tout acte contraire à cet embargo de « violation grave » de la résolution, et qui implique la responsabilité de tous les Etats de la région.

Il a par ailleurs renouvelé à Israël la demande de fournir des informations détaillées sur la quantité et le type de sous-munitions utilisées lors du conflit de l'été dernier, ainsi que sur l'endroit des frappes. Ces informations « revêtent la plus haute importance sur le plan humanitaire », a-t-il-insisté.

Enfin, le Secrétaire général s'est dit satisfait du travail du géographe sur la définition provisoire de la zone des fermes de Chebaa.

 

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