MONUC : un chef de guerre Mayi-Mayi du Nord-Kivu se rend aux autorités

29 octobre 2007

Kibamba Kasereka, chef des 'Forces patriotiques Mayi-Mayi', s&#39est rendu samedi à la Mission de l&#39Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC), qui annonce aussi aujourd&#39hui la remise d&#39un officier de la LRA aux autorités ougandaises.

« Le 'général' autoproclamé Kibamba Kasereka, chef des « Forces patriotiques Mayi-Mayi », connues aussi sous le nom de « Forces armées populaires de libération » (FAPL), s'est rendu, avec 29 de ses hommes, à une patrouille de casques bleus de la MONUC », annonce un communiqué de la Mission publié à Kinshasa.

L'opération conduite par la 6ème Brigade intégrée des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) s'est déroulée dans la localité de Kisharo, territoire de Rutshuru, de la province du Nord-Kivu.

Selon la MONUC, elle est le résultat « de la forte pression exercée sur Kasereka et sa milice, dont l'arrestation avait été ordonnée par le chef de l'État, le président Joseph Kabila ».

« L'opération, menée avec professionnalisme, n'a occasionné aucun déplacement de population et a été conduite sans recourir à l'usage de la force », indique la MONUC qui « espère que cette reddition de l'un des chefs de guerre du Nord-Kivu sera rapidement suivie de celle de nombreux autres combattants, en vue de leur brassage, de leur démobilisation ou de leur rapatriement ».

« Ce récent événement traduit la volonté du gouvernement de la RDC d'assumer la responsabilité exclusive de la sécurité de toutes les communautés du pays et de restaurer l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national » affirme le communiqué.

Le Secrétaire général a récemment appelé le gouvernement à reprendre le contrôle de son territoire du Nord-Kivu.

La récente reprise des combats au Nord-Kivu, auxquels participaient les milices Mayi-Mayi et les FDLR de Laurent Nkunda, ont causé le déplacement de plus 90.000 personnes. Près de 370.000 personnes ont été déplacées dans le Nord Kivu depuis décembre 2006.

Par ailleurs, la MONUC annonce aujourd'hui avoir facilité la libération et le transfert de Patrick Opiyo Makis, officier dans l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), mouvement rebelle ougandais, et de son épouse Joyce Nora, jeudi 25 octobre à Kinshasa.

Ce transfert a pour but son retour dans son pays d'origine, l'Ouganda, « conformément aux dispositions prévues pour le rapatriement des combattants étrangers opérant en RDC ». Ils seront prochainement présentés à la Commission ougandaise d'amnistie, selon la procédure de démobilisation et réintégration en place.

L'Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army, LRA), groupe armé connu pour ses activités sanguinaires dans le nord de l'Ouganda, est entré depuis deux ans dans un processus de négociations de paix avec le gouvernement ougandais.

Ses principaux chefs font l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).

 

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