GEO-4 : les problèmes les plus graves de la planète persistent, avertit un rapport du PNUE

25 octobre 2007

Le Programme des Nations Unies pour l&#39environnement (PNUE) avertit aujourd&#39hui que les menaces les plus graves pour la planète, notamment le changement climatique, le taux d&#39extinction des espèces et le défi consistant à alimenter une population croissante figurent parmi les nombreux problèmes qui n&#39ont pas été résolus et qui mettent l&#39humanité en danger.

« GE4-(L’avenir de l’environnement mondial), le dernier d'une série de rapports phares du PNUE, évalue l'état actuel de l'atmosphère, de la terre, de l'eau et de la biodiversité, décrit les changements intervenus depuis 1987 et identifie les actions prioritaires. C'est le rapport de l'ONU le plus complet sur l'environnement, préparé par environ 390 experts et révisé par plus de 1 000 autres partout dans le monde », indique un communiqué de l'agence publié aujourd'hui à Nairobi et à New York.

Selon le rapport, "aucun des problèmes majeurs soulevés dans Notre futur commun ne connaît de prévisions d'évolution favorables". Mais il insiste : "l'objectif n'est pas de présenter un scénario catastrophe, mais un appel urgent à l'action."

Pour Achim Steiner, Secrétaire général adjoint et directeur exécutif du PNUE « au cours des 20 dernières années, la communauté internationale a réduit de 95% la production de produits chimiques qui abîment la couche d'ozone, elle a créé un traité de réduction des gaz à effet de serre ainsi qu'un commerce du carbone innovant et des marchés de compensation carbone, favorisé une hausse des zones terrestres protégées qui couvrent environ 12% de la Terre et créé de nombreux instruments importants qui couvrent des questions allant de la biodiversité et la désertification au commerce des déchets dangereux et à la modification des organismes vivants ».

« Mais des problèmes "persistants" et chroniques restent sans solution. Des problèmes anciens demeurent et de nouveaux problèmes apparaissent, depuis la hausse rapide de "zones mortes" dans les océans jusqu'à la résurgence de maladies anciennes et nouvelles liées en partie à la dégradation de l'environnement. Pendant ce temps, des institutions telles que le PNUE, établies pour s'attaquer aux causes profondes des problèmes, restent faibles et souffrent d'un manque de ressources," a souligné Achim Steiner.

Le rapport avertit aussi que nous vivons bien au dessus de nos moyens. « La population humaine est désormais si importante que "la quantité de ressources nécessaires pour la faire vivre dépasse les ressources disponibles... l'empreinte de l'humanité (c'est-à-dire les besoins relatifs à l'environnement) est de 21,9 hectares/personne, alors que la capacité biologique de la Terre est, en moyenne, seulement de 15,7 ha/personne... ».

Parmi les autres points critiques identifiés dans le rapport figure d'abord la gestion de l'eau.

« L'irrigation consomme déjà environ 70% de l'eau disponible, pourtant atteindre l'Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) concernant la faim impliquera de doubler la production alimentaire d'ici 2050 ».

L'eau douce diminue : d'ici 2025, l'utilisation d'eau devrait selon les prévisions augmenter de 50% dans les pays en voie de développement et de 18% dans le monde développé. Selon GEO-4, "le fardeau croissant de la demande d'eau deviendra intolérable dans les pays qui connaîtront une pénurie d'eau".

La qualité de l'eau décline aussi, car elle est polluée par des pathogènes microbiens et des nutriments excessifs. La contamination de l'eau reste la cause la plus importante de maladies et de décès à l'échelle mondiale.

Concernant la biodiversité, les changements actuels sont les plus rapides dans l'histoire de l'humanité.

L'extinction des espèces se produit à une vitesse 100 fois supérieure à celle indiquée par les fossiles. Le commerce de la viande de brousse dans le bassin du Congo est estimé comme étant six fois supérieur au taux durable. Parmi les groupes vertébrés qui ont complètement évolués, plus de 30% des amphibiens, 23% des mammifères, et 12% des oiseaux sont menacés. L'introduction d'espèces étrangères ou exotiques est un problème croissant.

Une sixième extinction majeure est en cours, cette fois-ci causée par le comportement humain, affirme le rapport.

Voir la conférence de presse de Joachim Steiner à l’ONU.

 

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