Le Conseil des droits de l&#39homme appelé à se réunir sur la question du droit à la santé

25 octobre 2007

Chaque année, plus de 500.000 femmes meurent durant l&#39accouchement et des suites de complications liées à la grossesse et à l&#39accouchement, a déploré aujourd&#39hui Paul Hunt, expert des Nations Unies sur le droit à la santé, appelant le CDH à se pencher sur la question.

Chaque minute, une femme meurt et 95% d'entre elles sont, soit africaines, soit asiatiques, a déclaré le Rapporteur spécial sur le droit qu'a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible devant la Troisième Commission de l'Assemblée générale, Commission des questions sociales, culturelles et humanitaires.

Il a souligné que la majeure partie de ces décès maternels pourrait être évitée.

« La semaine dernière, une conférence mondiale sur la mortalité maternelle s'est tenue à Londres au cours de laquelle les thèmes liés aux droits de l'homme ont été fréquemment évoqués », a-t-il poursuivi. D'après le Rapporteur, une telle approche présente un défi tant pour les pays développés que pour ceux en développement dans la mesure où elle révèle que la mortalité maternelle est bien plus élevée parmi les communautés minoritaires et autochtones que parmi les groupes plus dominants.

Afin de s'attaquer à ce problème, le Rapporteur a recommandé que le Conseil des droits de l'homme se réunisse en session extraordinaire, permettant aux principales institutions de l'ONU de faire part de leur expérience dans ce domaine et de leur faire-savoir respectif.

Abordant le domaine de l'eau et de l'assainissement, Paul Hunt a regretté la tendance des gouvernements à privilégier les soins médicaux aux dépens des facteurs déterminants pour la santé, comme la consommation d'une eau de meilleure qualité et la construction d'installations d'assainissement adéquat.

Paul Hunt a par ailleurs recommandé que le Conseil des droits de l'homme entreprenne rapidement une étude sur l'impact des changements climatiques sur les droits de l'homme, notamment sur le droit de jouir du meilleur état de santé physique.

Évoquant les maladies négligées, le Rapporteur a indiqué que, d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ un milliard de personnes souffraient de graves handicaps et de malformations des suites de ces maladies, telles que la cécité de la rivière, la maladie du sommeil et la filariose lymphatique, et que de simples mesures publiques d'assainissement, comme l'accès à une eau propre, permettraient d'en réduire considérablement le nombre.

Paul Hunt a finalement réaffirmé le droit aux médicaments comme droit fondamental de la personne, rappelant qu'il avait présenté l'an dernier un rapport sur la question à l'Assemblée générale.

Lors d'unconférence de presse à l'ONU, Paul Hunt a aussi regretté qu'une charte des obligations des firmes pharmaceutiques quant à l'accès de tous aux médicaments n'ait pu être convenue, après cinq ans de négociations (webcast).

 

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