Sahara occidental : Ban Ki-moon souhaite de 'réelles négociations'

23 octobre 2007

Le Conseil de sécurité devrait demander au Maroc et au Front POLISARIO d&#39engager à nouveau de « réelles négociations » sur la question du Sahara occidental, affirme le Secrétaire général dans son dernier rapport sur la Mission des Nations Unies pour l&#39organisation d&#39un référendum sur ce territoire (MINURSO).

« Je souscris aux vues de mon Envoyé personnel selon lesquelles le lancement du processus de négociations et la tenue, en juin et août 2007, des deux premières réunions sont un motif de satisfaction, affirme Ban Ki-moon dans un rapport publié aujourd'hui, qui retrace l'évolution de la situation depuis le 13 avril 2007.

« Toutefois, je recommande que le Conseil de sécurité demande à nouveau aux parties, le Maroc et le Front POLISARIO, d'engager de réelles négociations, et d'assurer ainsi une application plus effective de sa résolution 1754 (2007) », souligne le Secrétaire général.

Le rapport rappelle que « dans un discours qu'il a prononcé le 30 juillet 2007, à l'occasion du huitième anniversaire de son accession au trône, le roi Mohammed VI du Maroc a déclaré que son pays était disposé à négocier sur la base d'une solution consensuelle d'autonomie conçue dans le cadre de la souveraineté du Royaume ».

Par ailleurs, « des élections parlementaires se sont tenues au Maroc le 7 septembre 2007, avec une consultation dans le Territoire du Sahara occidental sous contrôle marocain ».

« Des représentants du Frente Polisario para la Liberación de Saguía el-Hamra y de Río de Oro (Front POLISARIO) m'ont écrit le 19 août 2007, puis encore le 9 septembre 2007, pour condamner la décision prise par le gouvernement marocain de tenir des élections au Sahara occidental et réclamer à la place l'organisation d'un scrutin libre et régulier sur l'autodétermination à l'intention du peuple du Sahara occidental », note le Secrétaire général.

S'agissant des relations entre les parties sur le terrain, « contrairement à ce que j'indiquais dans mes rapports récents au Conseil [?] le nombre de violations de l'accord militaire no 1, qui définit les termes du cessez-le-feu, n'a pas diminué », affirme Ban Ki-moon.

En outre, « des restrictions ont continué d'entraver la liberté de mouvement des observateurs militaires des Nations Unies lorsqu'ils désirent se rendre auprès d'unités, de quartiers généraux ou de points d'appui à des fins de vérification ».

Le rapport note néanmoins la bonne coopération dans le domaine de la « destruction de mines et de munitions non explosées dans le Territoire ».

« Les activités de la MINURSO dans ce domaine pourraient s'avérer précieuses et relativement peu coûteuses pour assurer la sécurité de la Mission et accroître son efficacité, et contribuer directement à la sécurité du personnel des Nations Unies. Elles permettent aussi de sensibiliser la population locale et de lui faire mieux comprendre le rôle et la présence de la Mission », souligne le Secrétaire général qui demande d'inscrire au budget de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) pour l'exercice 2008/09 un montant de 430.000 dollars au titre des activités de déminage.

La dimension humaine du conflit, notamment le sort des réfugiés du Sahara occidental, continue d'être préoccupante, selon le rapport.

« À ce propos, je suis heureux que les échanges de visites familiales entre le Territoire et les camps de réfugiés dans la région de Tindouf se soient poursuivis sans interruption au cours de la période considérée », affirme le Secrétaire général.

« J'aimerais réitérer l'appel que j'ai lancé précédemment afin que les parties restent engagées dans un dialogue continu et constructif avec le Haut-Commissariat aux droits de l'homme en vue d'assurer le respect des droits de l'homme du peuple du Sahara occidental ». « Bien que la MINURSO n'ait ni le mandat ni les ressources pour s'occuper de cette question, l'Organisation des Nations Unies demeure résolue à faire respecter les normes internationales en matière de droits de l'homme ».

Étant donné la situation actuelle sur le terrain, et compte tenu des efforts déployés par son Envoyé personnel, le Secrétaire général recommande au Conseil de sécurité de proroger le mandat de la Mission pour une nouvelle période de six mois, jusqu'au 30 avril 2008.

 

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