Le crime organisé menace la consolidation de la paix en Guinée-Bissau

22 octobre 2007

Le Conseil de sécurité a exprimé sa « profonde inquiétude » au sujet du trafic de stupéfiants et d&#39êtres humains en Guinée-Bissau et s&#39inquiète de la précarité de la situation politique, économique et sociale.

« Le Conseil note avec une profonde inquiétude la menace que représente le trafic de stupéfiants et d'êtres humains, qui risque de remettre en cause les acquis non négligeables de l'état de droit et de la gouvernance démocratique et transparente », a déclaré vendredi le président pour le mois d'octobre, le Ghanéen Leslie Kojo Christian. « Le danger que représente le trafic de stupéfiants en Guinée-Bissau peut avoir des conséquences négatives dans la région et pour au-delà », a-t-il ajouté.

A la suite du rapport du Secrétaire général sur l'évolution de la situation et les activités du Bureau d'appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans ce pays, dans le lequel il indique que le trafic de stupéfiants « menace de saper le processus de démocratisation naissante », le Conseil s'inquiète aussi de la sécurité des responsables nationaux occupés à lutter contre le crime organisé.

Il demande au gouvernement d'assurer la sécurité de ces responsables avec l'appui de la communauté internationale et a insisté en particulier sur l'importance du rôle de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime).

Le Conseil se déclare également préoccupé par la fragilité de la démocratisation en Guinée-Bissau, ainsi que par la crise économique et sociale persistante.

Il espère que les élections législatives de 2008 se dérouleront dans le calme et demande à la communauté internationale de fournir l'appui logistique et technique nécessaire pour garantir la bonne organisation du scrutin dans le respect des échéances.

Par ailleurs, le Conseil s'est félicité de l'assistance fournie à la Guinée-Bissau par les partenaires bilatéraux et multilatéraux, notamment le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l'Union européenne et la Banque mondiale. Il les encourage à renforcer leur solidarité avec le pays et « demande instamment au gouvernement de continuer à honorer ses engagements en ce qui concerne la responsabilité budgétaire, la réforme du secteur de la justice et la bonne gouvernance ».

Le Conseil a également annoncé qu'il examinera en priorité la demande du Premier ministre de la Guinée-Bissau d'inscrire le pays à l'ordre du jour de la Commission de consolidation de la paix.

« La paix et la stabilité en Guinée-Bissau sont essentiels pour la paix et la sécurité de la sous-région de l'Afrique de l'Ouest », a souligné le Conseil, et le règlement des problèmes doit se faire dans une perspective régionale, saluant à l'occasion le rôle joué par l'Union africaine, la CEDEAO et la Communauté des pays de langue portugaise dans l'entreprise de consolidation de la paix en Guinée-Bissau.

Il a ainsi salué l'initiative de la CEDEAO d'organiser courant 2007 une conférence régionale sur la question du trafic de stupéfiants.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.