Myanmar : Ibrahim Gambari dépêché de nouveau dans la région

11 octobre 2007

Le Secrétaire général a décidé de dépêcher son envoyé spécial pour le Myanmar, Ibrahim Gambari, pour de nouvelles consultations dans la région, alors que le Conseil de sécurité pourrait adopter aujourd&#39hui une déclaration sur la situation.

Ibrahim Gambari partira ce week-end afin d'entamer lundi des consultations en Thaïlande, mais aussi en Malaisie, en Indonésie, en Inde, en Chine et au Japon avant de retourner au Myanmar peu après, a rapporté une porte-parole du Secrétaire général aujourd'hui.

L'envoyé spécial s'était rendu dans le pays début octobre, afin de transmettre aux autorités un « message clair » de la part du Secrétaire général après sa condamnation du recours à la force contre des manifestations pacifiques.

Lors d'une réunion du Conseil de sécurité convoquée à son retour, le Secrétaire général avait nommément appelé le général Than Shwe, chef de la junte militaire, à rencontrer la chef de l'opposition et prix Nobel de la paix Daw Aung San Suu Kyi (dépêche du 5.10.2007).

Le Conseil de sécurité tient depuis des consultations en vue de l'adoption d'une déclaration présidentielle sur la question, qui faisait encore hier l'objet de dissensions.

L'ambassadeur de la France à l'ONU, Jean-Maurice Ripert, a affirmé hier devant la presse que « tout le monde souhaite maintenir l'unité du Conseil », mais qu'il y avait « des limites à ne pas franchir ».

« Deux pays sont isolés au sein du Conseil », a-t-il dit, en référence, selon la presse, à la Chine et à la Russie.

« Le gouvernement du Myanmar doit faire un effort, stopper la répression, libérer les prisonniers politiques, y compris bien sûr Daw Aung San Suu Kyi et entamer un véritable dialogue », a-t-il ajouté.

Selon l'ambassadeur des Etats-Unis, Zalmay Khalizad, le Conseil était parvenu à deux versions d'un texte hier soir (webcast).

Ce texte, qui pourrait être adopté aujourd'hui, devrait reprendre les appels lancés par Ibrahim Gambari devant le Conseil de sécurité.

Ce dernier avait exhorté le gouvernement à « cesser les raids de nuit et les arrestations, lever le couvre-feu au plus vite, permettre l'accès des cliniques aux blessés, retirer les forces militaires de la rue, garantir les droits de l'homme, permettre à la Croix-Rouge d'accéder aux personnes détenues et à rechercher les personnes disparues et mettre fin aux raids contre les monastères ».

 

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