MONUG : les tensions entre la Géorgie et l&#39Abkhazie ne doivent pas empêcher le respect du cessez-le-feu

9 octobre 2007

En dépit d&#39un incident au mois de septembre, « le plus grave depuis des années », le Secrétaire général appelle dans son dernier rapport au Conseil de sécurité sur la Géorgie et l&#39Abkhazie à un renforcement de la confiance et le déploiement d&#39engins de surveillance.

« Si le calme relatif observé dans la zone du conflit depuis mon dernier rapport au Conseil de sécurité contraste favorablement avec la situation décrite dans mes rapports antérieurs, les affrontements meurtriers qui se sont produits le 20 septembre constituent l'incident le plus grave opposant les parties géorgienne et abkhaze depuis de nombreuses années », affirme Ban Ki-moon dans son rapport publié hier.

Tout en soulignant que l'incident s'est produit dans un secteur situé en dehors de la zone de responsabilité de la Mission d'observation des Nations Unies en Géorgie (MONUG) et de la force de maintien de la paix de la Communauté des Etats Indépendants (CEI), le Secrétaire général a indiqué qu'il était encore trop tôt pour déterminer les responsabilités.

Il a néanmoins rappelé la recommandation faite par la Mission à la suite de l'incident du 11 mars dans la haute vallée de la Kodori, visant à placer sous contrôle international les secteurs situés entre la zone du conflit et la vallée de la Kodori, qui actuellement ne relèvent pas de la compétence de la MONUG.

Il espère que « sous réserve des résultats d'une étude de faisabilité en cours, d'autres recommandations de la MONUG, comme le déploiement d'engins sans pilote et de radars de tir d'artillerie, pourront être mises en oeuvre ». Sans résoudre les causes premières des tensions, une telle mesure n'en représente pas moins un « facteur d'apaisement extrêmement utile », a-t-il souligné.

Ban Ki-moon rappelle par ailleurs qu'il est « indispensable de prévenir tout affaiblissement du régime de cessez-le-feu et de séparation des forces » entre les deux parties géorgienne et abkhaze.

Il s'est dit « préoccupé » du fait que les réunions quadripartites entre les deux parties, la MONUG et la force de maintien de la paix de la CEI n'ont pas encore repris. Les divergences au sujet de l'emplacement et du statut du poste de la force de maintien de la paix de la CEI devraient être examinées dans le cadre d'un dialogue, a–t-il expliqué, car elles doivent être réglées « de manière constructive et de façon à protéger le régime du cessez-le-feu ».

Il a aussi rappelé que les deux parties avaient exprimé leur position suivant laquelle « un règlement militaire du conflit n'est ni possible ni souhaitable », et s'est dit convaincu que « la force ou la menace de son emploi ne contribue en aucune manière à promouvoir un règlement politique ou les intérêts des parties ».

Insistant sur la nécessité de renforcer la confiance, le Secrétaire général a recommandé que le mandat de la MONUG soit prorogé de six mois, jusqu'au 15 avril 2008.

La MONUG a été établie en août 1993 pour vérifier le respect de l'Accord de cessez-le-feu conclu entre le gouvernement de la Géorgie et les autorités abkhazes de Géorgie. Le mandat de la MONUG a été élargi à la suite de la signature par les parties de l'Accord sur le cessez-le-feu et la séparation des forces de 1994.

Au 1er octobre 2007, la MONUG comptait 135 observateurs militaires et 16 policiers et était dirigée par le Représentant spécial du Secrétaire général Jean Arnault.

 

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