Le président de l&#39Assemblée générale invite les États à renforcer leur coopération

4 octobre 2007

Présentant le bilan du débat général qui a duré sept jours et vu l&#39intervention de 191 délégations, le président de la 62e session de l&#39Assemblée a relevé les thèmes du changement climatique, des Objectifs du Millénaire, du commerce mondial, de la lutte antiterroriste, du développement économique et social et de la réforme de l&#39ONU.

« Nous devons être en état d'alerte maximale », a affirmé Srgjan Kerim dans son discours de clôture à l'Assemblée générale, en faisant allusion à la nécessité de progresser rapidement dans la lutte contre le réchauffement planétaire.

À l'ouverture de la dernière séance du débat général hier matin, Volodymyr Khandogiy, le Premier Vice-ministre des Affaires étrangères de l'Ukraine, a souligné que son pays, qui s'est engagé sur la voie du désarmement, avait renoncé à tout arsenal nucléaire. Il s'est prononcé pour a souligné le renforcement des normes juridiques et des instruments politiques en vue de prévenir la prolifération. Il a par ailleurs annoncé que son pays était candidat pour accueillir une conférence internationale sur les armes chimiques, avec la coopération du Secrétariat de la Convention sur les armes chimiques.

Billie Miller, le ministre des Affaires étrangères de la Barbade, a souligné l'insuffisance du niveau de coopération internationale et des ressources pour le développement. Elle a rappelé que les pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) étaient très vulnérables aux changements climatiques, et a exprimé sa préoccupation au sujet de la fermeture du Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime dans la région.

Vartan Oskanian, le ministre des Affaires étrangères de l'Arménie, a dit regretter que prévale à l'Assemblée générale l'idée implicite que les petits pays devaient s'exprimer sur les problèmes de leur région tandis que les grands pays se réservaient le traitement des grands dossiers. Les petits pays sont plus vulnérables à l'augmentation des cours pétroliers ou aux catastrophes naturelles, a ?t-il indiqué. Abordant le sujet du Haut-Karabakh, il a affirmé que les populations de ce territoire n'aspiraient qu'au respect de leurs droits et souhaitent pourvoir vivre en sécurité.

Seyoum Mesfin, le ministre des Affaires étrangères de l'Ethiopie, a indiqué que la croissance économique de son pays était de 10% en moyenne et que l'avancée vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement était réelle. Il a souligné que la démocratisation des institutions de son pays avait facilité les progrès accomplis dans les domaines économique et social.

Marco Hausiko, le ministre des Affaires étrangères de la Namibie, a déclaré que tous les pays, confrontés au défi des changements climatiques, avaient la responsabilité d'agir sur la base du principe de responsabilités communes mais différenciées, et selon leurs capacités. Il a par ailleurs demandé l'accélération de la réforme des Nations Unies.

Lygia Kraag-Keteldjik, le ministre des Affaires étrangères du Suriname, a souligné que son pays contribuait de manière significative à rééquilibrer les effets du réchauffement de la planète puisque l'essentiel de son territoire est couvert par la forêt tropicale. Elle a également indiqué que le gouvernement de son pays s'était engagé à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement.

Elmar Maharram Oglu Mammadyarov, ministre des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan, a déclaré que son pays affichait cette année un taux de croissance de son produit intérieur brut de plus de 35%, et que le budget de l'Etat avait été multiplié par quatre ces dernières années. Il a aussi souligné que le conflit du Haut-Karabakh demeurait le défi le plus sérieux à la sécurité dans la région.

Rosemary Banks, la représentante de la Nouvelle-Zélande, a demandé qu'une feuille de route soit adoptée lors de la prochaine conférence de Bali sur les changements climatiques. Elle a énoncé une série de mesures prises par son pays, dont un plan d'échange d'émissions de gaz à effet de serre à partir de janvier 2008.

Sirodjidin Aslov, le représentant du Tadjikistan, a souligné l'attachement de son pays au désarmement et à la non-prolifération, ayant participé activement à l'élaboration du Traité de Semipalatinsk signé le 8 septembre 2006 et portant sur la création d'une zone exempte d'armes nucléaires en Asie centrale. Il a aussi annoncé que son pays avait débloqué des ressources pour financer une stratégie de développement et une stratégie de réduction de la pauvreté.

Claude Heller, le représentant du Mexique, a réaffirmé l'attachement de son pays au multilatéralisme. Mais les défis actuels demandent une réforme des organismes nationaux, a-t-il ajouté, avant de se prononcer pour l'élargissement du Conseil de sécurité. Pour harmoniser les relations entre les Etats, il a préconisé un partage des responsabilités face à la mondialisation, la promotion de la sécurité humaine par le développement et la responsabilité de coopérer dans le cadre multilatéral.

Philip Sealy, le représentant de Trinité-et-Tobago, a signalé que son pays souhaitait aller au-delà des Objectifs du Millénaire pour le développement et assurer en 2020 un niveau de vie comparable à celui des pays développés. Il a ajouté que son pays fournissait une assistance économique et humanitaire à plusieurs pays du Caricom, et participait à la lutte contre les changements climatiques.

Joe Robert Pemagbi, le représentant du Sierra-Leone, a rappelé que le multilatéralisme et les Nations Unies étaient indispensables pour affronter les défis planétaires. Il a souligné l'attachement de son pays à une réforme des institutions de l'ONU, et a appelé la communauté internationale et les organismes internationaux à continuer d'appuyer la Sierra-Leone et son peuple.

Lam Akol Ajawin, le ministre des Affaires étrangères du Soudan, a déclaré que son pays poursuivait avec détermination l'application globale de l'Accord de Paix. Une commission électorale nationale et une commission des droits de l'homme seront formées d'ici à la fin de l'année, a-t-il indiqué. Soulignant que la paix et la sécurité prévalaient au Sud-Soudan, il a invité la communauté internationale à tenir ses engagements en honorant les annonces de contributions faites lors de la Conférence d'Oslo de 2005, en effaçant la dette du Soudan et en levant les sanctions économiques unilatérales. Il lui a aussi demandé de finaliser les préparatifs d'une Conférence internationale sur la reconstruction au Darfour. La situation humanitaire s'est améliorée, a-t-il ajouté, du fait qu'il n'y a eu d'épidémies et de pénuries alimentaires, et du fait du retour des personnes déplacées et des réfugiés dans leurs villages.

 

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