RDC : la situation au Nord-Kivu reste très préoccupante, indiquent le PAM et le HCR

28 septembre 2007

Malgré une légère amélioration de la situation sécuritaire au Nord-Kivu, le Programme alimentaire mondial (PAM) reste préoccupé par le sort de nombreuses personnes déplacées en République démocratique du Congo.

« Après avoir été inaccessibles pendant deux semaines en raison de l'insécurité, les envois de nourriture ont pu atteindre Nyamilima, une zone qui connaît un des taux de déplacement les plus élevés dans le district de Rutshuru », indique un communiqué publié aujourd'hui dans l'est de la République démocratique du Congo.

« Malgré ce progrès pour atteindre ceux qui sont touchés, on continue de signaler des affrontements, ce qui met en péril les envois à ceux qui en ont le plus besoin », ajoute le communiqué.

Le manque de fonds reste un autre sujet de préoccupation, car malgré la générosité des donateurs, le PAM estime qu'il lui faut encore 12 millions de dollars pour ses opérations prévues jusqu'à la fin de l'année.

L'agence vient d'entamer une distribution auprès de 65.000 personnes déplacées dans les districts de Masisi, Kalehe et Rutshuru, des zones où encore récemment le PAM n'avait pas pu entrer pour mener à bien ses opérations.

Cependant, il continue d'être très difficile de rejoindre Masisi, car des groupes armés bloquent les mouvements de camions à destination et en provenance de la zone, indique le communiqué.

Une escorte armée de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) est nécessaire dans presque toutes les zones limitrophes de Goma.

Le PAM a aussi entamé des distributions dans les centres de nutrition pour les enfants dans les camps de Mugunga, Buhimba et Bujovu, ainsi que dans l'hôpital Virunga de Goma. Il prépare une deuxième distribution à quelque 65.000 personnes déplacées dans et autour du camp de Mugunga, en dehors de Goma.

En raison des combats, les déplacements continuent et le PAM craint pour ceux qu'il ne peut pas atteindre.

« Nous craignons qu'une recrudescence des combats au Nord-Kivu n'entraînent le déplacement de dizaines de milliers de nouvelles personnes déplacées dans des sites déjà surpeuplés », a déclaré par ailleurs Jennifer Pagonis, la porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), selon un communiqué publié aujourd'hui à Genève.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est également sur place, pour étudier l'apparition du virus Ebola dans la région du Kasai Occidental, dont 17 cas ont déjà été confirmés en laboratoire.

Des équipes de communication travaillent sur place avec la société civile afin de toucher la population. « Ces activités sont essentielles afin d'alerter les communautés sur le risque de transmission, tout en réduisant la panique et la peur qui sont souvent associées à l'apparition des fièvres hémorragiques virales », indique un communiqué.

 

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