Ban Ki-moon appelle à traduire "l&#39esprit de New York" en décisions à la conférence de Bali

28 septembre 2007

« A partir d&#39aujourd&#39hui, la question des changements climatiques ne sera plus principalement une préoccupation environnementale. Elle est devenue une question stratégique – une question politique centrale pour tous les gouvernements de la planète », a déclaré aujourd&#39hui Ban Ki-moon dans une tribune à l'International Herald Tribune.

« Cela représente un tournant doté d'implications considérables », a déclaré le Secrétaire général qui a salué « l'esprit de New York » autour de ce thème actuellement évoqué au débat général.

Le débat général avait été précédé par un débat de haut niveau sur le thème « L'avenir entre nos mains » sur la lutte contre les changements climatiques (dépêche du 24.09.2007).

« En tant que question politique, les changements climatiques sont maintenant étroitement liés au développement économique. La Banque mondiale et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) vont commencer à explorer les moyens de financer des programmes contre la pollution et pour améliorer les rendements énergétiques dans les pays en développement », a-t-il expliqué.

« La création d'un Fonds d'adaptation a été évoquée, dans le but de compléter l'assistance internationale avec des fonds liés aux changements climatiques, qui puissent profiter au monde entier, pas seulement aux pays qui les mettent en place ».

« Les incitations au commerce et aux transferts de technologie feront partie de l'équation. Les pays riches doivent offrir des incitations aux plus pauvres afin de prendre des mesures qui profitent à tous », a dit Ban Ki-moon.

Ce dernier a salué le sentiment d'urgence qui s'est exprimé à l'Assemblée générale.

« Les gouvernements continueront à adopter leurs propres solutions – des limites obligatoires sur les émissions à des mécanismes tels que le marché du carbone et à de nouvelles technologies pour améliorer l'efficacité énergétique et faire des économies d'énergie ».

« Cela est normal, il y a plus d'un chemin qui mène à Rome », a dit le Secrétaire général qui a souligné que l'important c'est que tous les Etats Membres conviennent, à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Bali qui aura lieu en décembre, « que les politiques nationales soient coordonnées dans le cadre des Nations Unies ».

Il a notamment cité en exemple l'accord conclu ce week-end par les signataires du Protocole de Montréal par lequel ils s'engagent à accélérer le gel et l'élimination des hydrochlorofluorocarbones (HCFC) qui appauvrissent la couche d'ozone et concourent aux changements climatiques (dépêche du 24.09.2007 ; voir aussi notre dépêche du 24.09.2007).

 

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