Appel général à l&#39accroissement de l&#39aide au développement

26 septembre 2007

Les chefs d&#39Etat et de gouvernement qui ont pris la parole ce matin lors du débat général ont poursuivi les appels à l&#39accroissement de l&#39aide au développement, « alors qu&#39il suffirait de 150 milliards de dollars pour y parvenir », et à la création de mécanismes d&#39ajustement du prix du pétrole pour les pays les plus pauvres.

Le président de la République d'El Salvador, Elias Antonio Saca Gonzalez, s'est inquiété de l'instabilité des prix des produits de base et des matières premières, surtout celui du pétrole.

Notant que cette situation avait une incidence négative sur les efforts de développement, il a plaidé pour une coordination des politiques macroéconomiques au niveau international, avec la participation des pays développés et en développement. Il a, de plus, appelé les pays producteurs de pétrole à mettre en place des mécanismes flexibles afin que les prix n'affectent pas de manière draconienne les pays en développement.

Il a aussi expliqué que, face aux prix élevés du pétrole, son pays encourageait les initiatives en faveur des énergies renouvelables, notamment par le biais d'une loi incitant les investissements dans ce secteur.

Enfin, sur la question de Taiwan, il a estimé que ce pays avait grandement évolué ces dernières années et était devenu une entité moderne et pacifique. Il a reconnu le « droit légitime » de plus de 23 millions de Taiwanais à déterminer leur avenir et a appuyé l'initiative visant à ce que l'Assemblée générale revoie la situation de ce pays.

Le président de la République démocratique de Sao Tomé-et-Principe, Fradique Bandeira Melo de Menezes, s'est « joint aux appels lancés par la communauté internationale pour lutter contre le terrorisme », par des moyens pacifiques et non par le biais d'interventions militaires.

Il a également regretté les faibles progrès concernant la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), et ce, malgré les innovations technologiques et avancées scientifiques d'aujourd'hui.

Il a demandé aux entreprises privées de conférer à leurs activités un objectif social accru. Il a également souhaité que ces entreprises deviennent plus responsables face aux dégâts causés à l'environnement, comme par exemple dans le delta du Niger.

M. Menezes a fortement rejeté la vision selon laquelle la pauvreté en Afrique est le fruit d'une mauvaise gouvernance et de la corruption.

Il a salué l'annulation des 350 millions de dollars de dette bilatérale et multilatérale, conformément aux dispositions des programmes d'aide attribuée aux pays pauvres fortement endettés.

M. Menezes a conclu en demandant que Taiwan soit reconnu en tant que pays souverain par les Nations Unies. Il a également demandé la fin de l'embargo commercial des États-Unis à l'encontre de Cuba.

Le président de la République de Zambie, Levy Patrick Mwanawasa, a « jugé essentiel un renforcement de la collaboration entre les Nations Unies, les institutions financières internationales et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ».

Il a demandé que l'Afrique obtienne deux sièges permanents avec droit de veto au Conseil de sécurité.

Il a exhorté la communauté internationale à tout mettre en ?uvre afin que le Fonds d'adaptation établi dans le cadre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) devienne enfin opérationnel.

Appelant à la lutte contre la corruption, il « exhorté la communauté internationale à éviter de donner l'asile à des dirigeants qui ont pillé leur pays et à rendre les biens détournés à leur pays d'origine ».

Il a souhaité un appui à la brigade d'intervention rapide pour soutenir des opérations de maintien de la paix mise en place par la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC). Il a aussi soutenu « des élections libres dans la région ».

Le président de la République de Lettonie, Valdis Zatlers, a regretté que la question de la réforme de l'ONU lancée lors du Sommet mondial de 2005 ait été si lente et inégale.

Souhaitant que le Conseil de sécurité voie « sa composition et ses méthodes de travail soient modernisées », il a exprimé son soutien à la candidature du Japon, de l'Allemagne, de l'Inde et du Brésil.

Sur la question du Kosovo, il a engagé les deux parties « à faire preuve de flexibilité et à s'engager en faveur d'un résultat négocié ».

La présidente de la Confédération suisse, Micheline Calmy-Rey, a appelé la communauté internationale à soutenir le rôle préventif de la Cour pénale internationale (CPI).

Elle a souhaité que « des objectifs ambitieux de réduction de gaz à effet de serre soient fixés pour l'après-Kyoto ».

Elle a aussi appelé « à une plus grande cohérence du système opérationnel des Nations Unies », dont elle a déploré la fragmentation, génératrice de coûts, assumés pour une bonne part par les pays bénéficiaires eux-mêmes.

Elle a prôné une amélioration des méthodes de travail du Conseil de sécurité et a souhaité une meilleure transparence au sein du Comité des sanctions.

Le président de la République islamique de Mauritanie, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, a « rejeté et condamné avec force le terrorisme, tout en restant attaché aux valeurs islamiques ». Il a « invité Israël à saisir l'opportunité historique que constitue, à ses yeux, l'initiative de paix arabe qui, a-t-il ajouté, garantit la reconnaissance d'Israël par les pays arabes, en échange de la cessation de l'occupation des territoires arabes, et permet au peuple palestinien de recouvrer ses droits spoliés ».

Il s'est par ailleurs félicité de la reprise de négociations directes dans la question du Sahara occidental.

Il a aussi déploré que « la part de l'Afrique dans l'économie mondiale ait diminué » et souhaité « un accroissement de l'Aide publique au développement ».

La présidente de la République de Finlande, Tarja Halonen, a proposé de « poursuivre la réforme de l'ONU lancée en 2005 » en renforçant le Conseil économique et social.

Elle a appelé le Conseil des droits de l'homme et la Commission de consolidation de la paix à « prendre des mesures vigoureuses ».

Elle a « appuyé la proposition visant à créer une seule institution s'intéressant aux questions de la parité entre les sexes » à l'ONU.

Elle a affirmé que les pays industrialisés avaient une obligation de solidarité envers les pays en développement en ce qui concerne le transfert de technologies respectueuses de l'environnement.

Le président du Turkménistan, Gurbanguly Berdymukhammedov, a salué « la prochaine mise en place du Centre régional des Nations Unies pour la diplomatie préventive en Asie centrale, dont l'inauguration devrait se tenir à la fin de l'année, et la décision d'installer ce centre à Achgabat, la capitale turkmène ».

Il a appelé à une « amélioration de la structure du Conseil de sécurité ».

Le président de la République de Lituanie, Valdas Adamkus, a « demandé la mise en place d'un système international de gouvernance de l'environnement qui soit plus cohérent », y compris la création d'une Organisation des Nations Unies pour l'environnement, fondée sur un mandat révisé du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

Il s'est inquiété de ce que les conflits larvés en Europe de l'Est et dans le sud du Caucase ne se transforment en véritable guerre si le monde n'y prend garde. Il a notamment attiré l'attention sur « la situation dans la région du GUAM (Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan et Moldova) » et au Kosovo, « où les tentatives de créer un autre conflit larvé doivent être combattues ».

Il a appelé « à des efforts renouvelés dans le domaine du désarmement nucléaire » et à « rester fidèle au concept de 'responsabilité de protéger' » consacré dans le document final du Sommet mondial de 2005.

Le président de la République du Botswana, Festus G. Mogae, a estimé compréhensible que « nombreux soient les États qui soutiennent l'augmentation du nombre des Membres permanents et non permanents au Conseil de sécurité », se déclarant prêt à « un compromis ».

Il a souligné que « malgré les projections de croissance du Fonds monétaire international (FMI) en Afrique pour l'année en cours, les États du continent, notamment les pays à revenu intermédiaire comme le Botswana, ont besoin du soutien des partenaires du développement », a conclu le président botswanais.

Le président de la République d'Haïti, René Préval, a appelé à l'assistance internationale pour lutter contre le trafic de stupéfiants (dépêche du 26.09.2007).

Le président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, a rappelé qu'il s'était pleinement consacré au règlement de la crise dans son pays ces sept dernières années et que c'était la première fois en ses sept ans de mandat qu'il prenait part à l'Assemblée générale des Nations Unies.

Il a estimé que la signature de l'Accord politique de Ouagadougou, qui a résulté dans la formation d'un nouveau gouvernement dirigé par le chef de l'ex-rébellion, Guillaume Soro, avait permis « d'enregistrer d'importants progrès en Côte d'Ivoire ».

Il a souligné « combien les solutions de terrain devaient être privilégiées dans le règlement des conflits » et suggéré que l'ONU, à New York, « s'organise pour veiller à l'application des solutions retenues par les parties ».

Il a demandé aux Nations Unies de « revoir à la baisse l'indice de sécurité, actuellement fixé à 3 ». Il a « plaidé en faveur d'une levée partielle de l'embargo sur les armes pour permettre à l'État de protéger les personnes et les biens ».

Il a par ailleurs demandé à l'ONU, en vue de favoriser la réconciliation nationale, de lever les sanctions individuelles pesant sur trois personnalités ivoiriennes, Charles Ble Goude, Eugene Djue, et Fofie Kouakou.

Il a aussi demandé à la communauté internationale de « financer des actions en faveur de la paix, de la reprise économique de la réhabilitation des infrastructures communautaires ».

Il a insisté sur le rôle des prochaines élections dans la modernisation de la vie politique du pays, la relance de l'économie, la stabilisation de la sous-région et le respect de la Constitution.

Le Premier ministre de la République d'Iraq, Nuri Kamel Al-Maliki, a appelé la communauté internationale à l'aider dans sa lutte contre le terrorisme (dépêche du 26.09.2007).

Le Ministre des relations extérieures de Cuba, Felipe Perez Roque, s'exprimant au nom du Mouvement des non-alignés, a « dénoncé les actes d'agression inadmissibles dont sont victimes, les pays du Sud, de la part des puissants ».

Il a regretté « qu'au lieu d'avancer vers le désarmement général, on encourage la course aux armements et le gaspillage de ressources dont, a-t-il dit, le monde aurait pourtant besoin pour atténuer les effets des changements climatiques et lutter contre la pauvreté et l'exclusion ».

« Assurant qu'il suffisait de 150 milliards de dollars pour y parvenir, il a affirmé, en tant que président du mouvement des non-alignés, que l'argent était là et a dénoncé un manque de volonté politique ».

Le ministre a plaidé pour la réalisation de l'objectif visant à consacrer 0,7% du PIB à l'Aide publique au développement, l'annulation de la dette des pays en développement et pour la conclusion du Cycle de Doha.

Il a poursuivi en appelant à une ONU dotée d'un Conseil de sécurité réformé et représentatif de la composition actuelle de l'Assemblée générale où les pays en développement sont majoritaires.

Voir le compte-rendu de l'ensemble des déclarations au débat général (textes des déclarations et vidéos) mercredi 26 septembre.

Voir le compte-rendu de l'ensemble des déclarations au débat général (textes des déclarations et vidéos) mardi 25 septembre.

 

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