Haïti appelle à l&#39aide dans la lutte contre le trafic de stupéfiants

26 septembre 2007

Soulignant que son pays était en train de dire au revoir à la « faillite », le président d&#39Haïti René Préval a appelé aujourd&#39hui à un accroissement de l&#39aide aux Etats aux prises avec le trafic des stupéfiants.

La lutte contre le trafic de drogues « met en face de nous des adversaires sophistiqués, organisés et disposant de réseaux puissants au niveau international, tant dans les pays producteurs que dans les pays consommateurs », a-t-il déclaré en ce deuxième jour du débat général à New York (webcast).

« Ce trafic a des effets néfastes sur les structures économiques, sociales et politiques des petits Etats comme le nôtre et fait peser une grave menace sur leur souveraineté et leur sécurité », a-t-il expliqué.

Soulignant qu'Haïti et la République dominicaine avaient « la ferme volonté d'aider les Etats-Unis et le Canada à éliminer la drogue qui arrive sur leur sol en prenant » son territoire comme « lieu de transit », René Préval a estimé qu'un « pas de géant » pourrait être fait si les Etats-Unis mobilisaient suffisamment de moyens dans le cadre d'un accord de 1997 sur le trafic illicite par mer de la drogue.

Il a souhaité une assistance dans la mise en oeuvre de la Déclaration du Sommet régional sur la drogue, la sécurité et la coopération qui a eu lieu à son initiative en République dominicaine, le 16 mars dernier.

Le président haïtien a rappelé son souhait de voir « la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) se réinventer pour que ses chars d'assaut et ses mitraillettes se transforment en bulldozers affectés à rebâtir les routes, en charrues et en houes pour aider nos paysans à rebâtir leur capacité productive ».

« Tout le monde m'explique, sans arriver à me le faire comprendre, que cela n'est pas possible, que l'argent des chars et des mitraillettes ne peut servir à faire du développement, à créer du bonheur », a-t-il déploré.

Le président a souligné que son pays aurait du mal à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement d’ici 2015.

La mobilisation des ressources est pourtant indispensable, a-t-il ajouté, non seulement pour des raisons éthiques, mais aussi parce que les problèmes des pays pauvres vont émigrer vers les États les plus fortunés, les faisant ainsi revenir en arrière.

 

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