Nucléaire iranien : 'question close' contre menace de sanctions alourdies

26 septembre 2007

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé hier que la question nucléaire touchant son pays était « close », une affirmation à laquelle plusieurs pays ont fait écho en évoquant la possibilité de sanctions plus lourdes.

« J'annonce officiellement qu'à notre avis la question nucléaire iranienne est maintenant close et a repris le caractère d'une question ordinaire de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) », a déclaré hier Mahmoud Ahmadinejad lors d'une intervention de 38 minutes à l'Assemblée générale, la plus longue de la journée.

« La question du nucléaire iranien constitue un exemple flagrant de la manière dont les mécanismes actuels fonctionnent mal », a-t-il affirmé.

Estimant que « son pays avait jusqu'à présent rempli ses obligations vis-à-vis de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), il a souligné que « celle-ci ne dénie pas aux États qui le souhaitent le droit de développer l'énergie nucléaire à des fins strictement civiles ».

Pourtant, certaines « puissances » siégeant au Conseil de sécurité « n'ont cessé de politiser le dossier en empêchant l'Iran d'exercer ce droit légitime », a dit le président iranien.

Ce dernier a assuré que son pays allait poursuivre le développement de ses activités nucléaires, dans le respect des exigences de l'AIEA, dédaignant les man?uvres politiques illégales de ces mêmes puissances.

Il s'est déclaré satisfait de la manière dont l'Agence avait tenté de jouer de nouveau pleinement son rôle en défendant les droits de ses membres, tout en surveillant leurs activités nucléaires.

« Bien sûr l'Iran a toujours été et sera prête à avoir des pourparlers constructifs avec toutes les parties », a-t-il souligné.

S'adressant ensuite à tous ceux qui se sont montrés hostiles à l'Iran depuis près de cinq ans, il leur a recommandé de tirer les enseignements de l'histoire et de leurs actions récentes et de ne pas s'en prendre à d'autres États Membres et organisations.

Face à ces affirmations, la chancelière allemande Angela Merkel s'était déclarée hier « favorable à des sanctions plus lourdes contre ce pays si celui-ci ne se plie pas à la volonté de la communauté internationale ».

Auparavant, le président français Nicolas Sarkozy avait affirmé que si « l'Iran a droit à l'énergie nucléaire à des fins civiles », en laissant ce pays « se doter de l'arme nucléaire, nous ferions courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde. Nous menacerions l'existence même du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) ».

« Je veux dire au nom de la France que cette crise ne sera résolue que si la fermeté et le dialogue vont de pair », a dit Nicolas Sarkozy (dépêche du 25.09.2007).

Pour sa part, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit « convaincu de parvenir à une solution négociée avec l'Iran » (dépêche du 25.09.2007).

 

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