Louise Arbour demande à Israël de ne pas imposer de nouvelles restrictions sur Gaza

21 septembre 2007

La Haut Commissaire aux droits de l&#39homme, Louise Arbour s&#39est dite aujourd&#39hui « gravement préoccupée » par la décision du gouvernement israélien de déclarer la Bande de Gaza « territoire hostile ». Elle a aussi condamné la poursuite des tirs de roquette depuis le territoire palestinien.

Louise Arbour a affirmé que les mesures annoncées, à savoir la possibilité d'interventions militaires, de restrictions supplémentaires sur les mouvements de biens et de personnes et la réduction des fournitures de carburant et d'électricité » ferait peser un « fardeau insupportable » sur la population civile de Gaza, indique un communiqué publié à Genève.

Cette population « paie déjà un prix élevé du fait de la violence quotidienne, de l'isolation et des privations », a-t-elle dit.

La Haut Commissaire a condamné une fois de plus « le tir indiscriminé de roquettes depuis Gaza vers Israël ».

Elle a demandé à Israël de faire preuve de « retenue », rappelant qu'il avait l'obligation, aux termes du droit international humanitaire et des droits de l'homme, de protéger sa population sans employer de moyens disproportionnés ».

Elle a aussi rappelé que « le droit international humanitaire interdit les représailles et les punitions collectives ».

Cette déclaration intervient alors que le Secrétaire général avait déjà exprimé sa préoccupation face à la décision du gouvernement israélien (dépêche du 19.09.2007).

Lors d'un récent exposé au Conseil de sécurité, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques avait déploré le bouclage continu de la bande de Gaza.

Il a appelé à la réouverture des points de passage de Karni et de Rafah, dont la fermeture, depuis la prise de pouvoir par le Hamas à la mi-juin, a eu pour conséquence le blocage de programmes d'infrastructure de l'ONU et de la Banque mondiale d'une valeur de 200 millions de dollar, la quasi-interruption des exportations et le ralentissement des importations de nourriture.

Seuls 60% des besoins en importations alimentaires de la bande de Gaza sont actuellement couverts, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).

 

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