RDC : la majorité des violations des droits de l&#39homme restent imputables aux autorités, dénonce la MONUC

17 septembre 2007

Le dernier rapport de la Mission de l&#39Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) pour le mois de juillet dénonce la situation des droits de l&#39homme en République démocratique du Congo, où les soldats de l&#39armée régulière (FARDC) restent les premiers responsables des violations.

« Des soldats des FARDC auraient été responsables d'au moins 10 cas d'exécutions arbitraires au cours de la période en revue », indique le rapport publié aujourd'hui à Kinshasa.

Des agents de la police nationale congolaise (PNC), forces de défense et de sécurité, ont également été impliqués dans de graves violations des droits de l'homme, en particulier, les violations du droit à la vie et à l'intégrité physique.

Mais des membres d'autres groupes armés continuent de la même façon de commettre des abus de droits de l'homme contre les populations du Nord et Sud Kivu, dénonce le rapport.

Par ailleurs, l'administration de la justice reste insuffisante et défectueuse et les abus dans les centres de détention restent préoccupants.

Le rapport indique que Yakin Erturk, Rapporteur spécial sur les violences contre les femmes, a réalisé une visite de travail de 12 jours à la demande du gouvernement congolais, à la suite de laquelle elle a dénoncé l'insuffisance du système judiciaire en matière de lutte contre les violences sexuelles.

Elle a exhorté les autorités à s'engager pour lutter contre l'impunité, soulignant que la situation des violences sexuelles dans le Sud-Kivu était « la pire des situations qu'elle n'ait jamais vues en quatre années d'exercice du mandat de Rapporteur spécial ».

 

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