De la mise en oeuvre du système d&#39examen universel dépend la crédibilité du Conseil des droits de l&#39homme

13 septembre 2007

La Haut Commissaire aux droits de l&#39homme, Louise Arbour, a souligné aujourd&#39hui devant le Conseil des droits de l&#39homme qui a ouvert sa 6ème session l&#39importance de la mise en place du nouveau système d&#39examen universel des droits fondamentaux dans les pays membres du Conseil.

« Lors de cette session, vous aurez besoin d'adopter un certain nombre de décisions techniques qui sont essentielles au fonctionnement effectif du Conseil lui-même ainsi qu'au bon fonctionnement de tous ses mécanismes et organismes », a déclaré Louise Arbour, selon un communiqué publié aujourd'hui à Genève.

“Je vous encourage en particulier à prendre toutes les mesures nécessaires pour s'assurer que les activités liées à l'examen périodique universel puissent commencer aussi tôt que possible ».

« Nous sommes profondément conscients du fait que la crédibilité du système des droits de l'homme des Nations Unies dépendant d'une mise en oeuvre satisfaisante du cet examen, en ce qu'il peut grandement influencer la situation des droits fondamentaux sur le terrain », a-t-elle affirmé.

Louise Arbour a souligné que désormais tous les Etats Membres des Nations Unies seraient examinés selon les mêmes paramètres universaux et égaux.

En outre, les pays qui subiront cet examen seront pleinement impliqués dans un processus qui est appelé à être « participatoire et ouvert ». La Haut Commissaire a salué à cet égard le fait que les contributions de la société civile seraient prises en compte.

Elle s'est par ailleurs félicité de ce que le Conseil des droits de l'homme ait décidé de maintenir les principales activités des procédures spéciales, notamment les mandats comportant des visites sur le terrain, les études thématiques et les communications directes concernant des cas individuels avec les gouvernements.

« La révision des mandats » offrira à cet égard une occasion de combler les failles du système, a-t-elle souligné.

Se tournant vers la situation politique, Louise Arbour a « pressé les autorités de Myanmar de libérer les détenus comme les prisonniers politiques et à respecter leurs droits fondamentaux », après avoir exprimé sa « croissante préoccupation » devant la répression des dernières manifestations pacifiques » (dépêche du 31.08.2007).

Par ailleurs, elle s'est dite inquiète devant le « manque de progrès » en République démocratique du Congo (RDC). « Aucun des auteurs des graves crimes commis au cours des six premiers mois de 2007 n'a été arrêté ni traîné en justice. L'interférence des autorités militaires et politiques dans l'administration de la justice est répandue, surtout dans les cas importants », a-t-elle indiqué. « Des procès récents ont soulevé des doutes sur l'indépendance du secteur judiciaire ».

Faisant référence à sa participation ce mois-ci à une réunion ministérielle du Mouvement des Non-Alignés sur les droits de l'homme et la diversité culturelle en Iran, le Haut-Commissaire a déclaré y avoir exprimé son inquiétude au sujet de l'application de la peine capitale à des sujets jeunes et avoir souligné la nécessité de protéger le droit d'expression publique pacifique dans ce pays.

Elle a également annoncé que le mandat du Haut-Commissariat aux Droits de l'homme avait été prolongé de trois ans en Colombie, dont elle a chaleureusement remercié le gouvernement pour la « confiance » accordée et pour les efforts conjoints pour protéger et promouvoir les droits de l'homme dans le pays.

Après l'ouverture de bureaux du Haut-Commissariat en Bolivie, à Panama et au Togo, Louise Arbour espère que deux bureaux régionaux – Dakar pour l'Afrique de l'Ouest et au Kirghizistan pour l'Asie centrale – seront opérationnels avant la fin de l'année.

 

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