Conseil des droits de l&#39homme : des réformes en vue et un programme de travail `évolutif´

10 septembre 2007

A l&#39occasion de l&#39ouverture aujourd&#39hui de la sixième session du Conseil des droits de l&#39homme, son Président a souligné la nécessité d&#39 « achever le processus d&#39édification institutionnelle ».

« Au cours de cette session, le Conseil doit également décider de l'avenir de plusieurs groupes de travail hérités de l'ancienne Commission des droits de l'homme », a déclaré Doru Romulus Costea, le Président de l'actuel Conseil, selon un communiqué publié aujourd'hui à Genève.

La session devra donc être l'occasion d'adopter les lignes directrices concernant la documentation qui doit être utilisée dans le cadre de l'examen périodique universel ainsi que les critères objectifs techniques pour la désignation des détenteurs de mandats et des membres du Comité consultatif dont le Conseil a décidé de la création lors de sa dernière session (en remplacement de l'ancienne Sous-Commission de la promotion et de la protection des droits de l'homme).

Le Conseil doit également engager le processus de révision, de rationalisation et d'amélioration des mandats.

Quant au projet de programme de travail, « il s'agit d'un fil directeur », a indiqué Doru Romulus Costea, un document évolutif qui sera modifié au fur et à mesure que les travaux avancent.

Le ministre de la Justice de la Mauritanie, Limam Ould Teguedi, a lors de son intervention rappelé la « nature délicate » de la mission du Conseil dans un monde « où perdurent les régimes non-démocratiques et caractérisé par la persistance de graves et massives violations des droits de l'homme consécutives notamment à la propagation de la pauvreté, de la maladie et de l'intolérance et de la xénophobie ».

Il a également expliqué que son pays était pleinement « conscient de l'importance d'un plus profond ancrage de la démocratie » et a détaillé plusieurs mesures qui ont été prises à cet effet.

La volonté de « rupture avec le passé et la volonté ferme et réelle de trouver des solutions justes et équitables aux violations des droits de l'homme qu'elle a connues par le passé dans le cadre d'une approche participative et concertée » a conduit la Mauritanie à participer à la sixième session du Conseil avec « une vision nouvelle ».

L'intervention mauritanienne a été suivie par les réactions du représentant du Maroc, qui a appelé le Conseil et la communauté internationale à apporter leur soutien à la Mauritanie, et du représentant algérien, qui a déclaré que l'Algérie a été « émue » par la déclaration du ministre de la justice.

« Les droits de l'homme ne sont pas le monopole d'un `groupe civilisationnel´ particulier », a souligné le Représentant algérien, qui a ajouté que « la promotion des droits de l'homme est basée sur des `valeurs intercivilisationnelles´qui sont communes ».

La deuxième partie de la sixième session du Conseil se tiendra du 10 au 14 décembre et inclura un événement à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme, le 10 décembre, qui marquera cette année le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

 

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