RDC : le HCR inquiet pour la situation des déplacés au Nord-Kivu

RDC : le HCR inquiet pour la situation des déplacés au Nord-Kivu

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Alors que depuis décembre 2006, plus de 180.000 Congolais auraient fui leurs maisons en raison de la reprise des tensions et de la terreur dans le Nord-Kivu, l&#39agence des Nations Unies pour les réfugiés s&#39inquiète d&#39un nouvel afflux de réfugiés suite à des attaques la semaine dernière.

« Les attaques ont été attribuées à plusieurs groupes rebelles tels que les Forces démocratiques de libération du Rwanda, la milice Mai-Mai et les soldats alliés de Laurent Nkunda », a annoncé le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) dans un communiqué publié à Mugunga.

Les soldats gouvernementaux ont aussi été mis en cause.

Des villages ont été attaqués, pillés, et des villageois ont été assassinés, causant la fuite de milliers de personnes à la recherche de sécurité.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a participé dimanche à une équipe inter agence qui a rencontré des groupes de personnes récemment déplacées, qui se dirigeaient vers Sake et Mugunga - où se trouve un site pour déplacés internes - après avoir fui leurs villages dans la région de Masisi, au Nord-Kivu.

A la fin du mois d'août, Mugunga accueillait quelque 9 000 déplacés internes. Selon le responsable du site de déplacés, qui est lui-même un déplacé interne, les chiffres ont doublé à cause de l'afflux récent de gens fuyant leurs villages.

Le site voisin de Mugunga, accueillant des déplacés, est un océan de bâches en plastique vertes couvrant les huttes posées sur des morceaux de roche volcanique. Les déplacés ici témoignent des mêmes scènes de violences commises par des groupes armés que leur compatriotes hébergés dans l'école.

Les Nations Unies estiment que plus de 180 000 Congolais ont été déplacés de leurs maisons depuis décembre 2006 dans la province du Nord-Kivu, en proie à une anarchie croissante. De nombreux déplacés habitent chez des familles d'accueil, mais cette solution n'étant plus possible, de plus en plus doivent trouver abri dans des sites spécifiques.

Vu le nombre croissant de personnes hébergées dans les sites de déplacés, l'UNHCR forme les communautés de déplacés à devenir de plus en plus autonomes.