Moyen-Orient : la conférence internationale de novembre devra offrir l&#39occasion de parvenir à un nouvel accord

29 août 2007

« Il existe à présent un espoir qui a été absent pendant presque sept ans. Un revers à ce stade pourrait avoir de graves conséquences », a déclaré aujourd&#39hui le Coordonnateur spécial du Secrétaire général pour le Moyen-Orient, Michael Williams, dont c&#39était le dernier exposé devant le Conseil de sécurité avant son départ des Nations Unies.

« On ne peut pas se permettre un nouvel échec dans les efforts pour ranimer le processus de paix israélo-palestinien », a-t-il souligné lors d'une réunion publique du Conseil.

Michael C. Williams a estimé que le dialogue « substantiel » qui s'est déroulé entre le président de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), et président de l'Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien Ehud Olmert avaient soulevé de « nouvelles attentes ».

Il a notamment replacé ces rencontres dans la perspective de la conférence internationale organisée à l'initiative du président américain George W. Bush, qui doit se tenir au mois de novembre.

Auparavant, pour soutenir ces efforts, le Secrétaire général de l'ONU accueillera une réunion du Quatuor à New York, le 23 septembre, après quoi il tiendra un iftar, c'est-à-dire un dîner pour casser le jeûne au cours du mois de Ramadan, avec les membres du Comité de suivi de l'Initiative de paix de la Ligue arabe.

Puis, le lendemain, a-t-il expliqué, ce Comité se réunira au niveau ministériel à l'ONU. « Nous espérons que cette réunion reconfirmera le soutien de la communauté internationale au profit du programme du gouvernement de l'AP », a-t-il affirmé.

« Cette réunion sera aussi une étape importante avant la conférence des donateurs prévue en décembre », a-t-il exposé.

Retraçant les événements survenus depuis son dernier exposé, Michael C. Williams a notamment rappelé les réunions bilatérales entre les dirigeants israéliens et palestiniens, dont la réunion du 6 août à Jéricho qui marquait la première visite d'un dirigeant israélien dans une ville palestinienne en 7 ans.

« Les deux parties ont exprimé l'espoir de parvenir à un accord qui serait présenté à la conférence du mois de novembre », a-t-il affirmé.

Du côté palestinien, le Premier ministre Fayyad a commencé à mettre en place des réformes ainsi qu'un programme de sécurité. Il vise notamment à réduire le suremploi dans les ministères, et à mettre en place un programme de dépenses publiques d'urgence.

« L'accord d'Israël tendant à ne pas poursuivre un certain nombre de militants ayant rendu leurs armes et s'étant enregistrés auprès de l'AP fournit aussi un premier exemple de coopération sécuritaire », a-t-il dit.

En revanche, la situation à Gaza laisse craindre qu'en dépit d'un certain retour à l'ordre dans les rues, le Hamas n'agisse de plus en plus hors du cadre du respect des droits de l'Homme, parmi les informations faisant état « d'allégations de harcèlement de journalistes, d'arrestations arbitraires et de torture ».

Du côté israélien, il faut regretter le maintien des 532 obstacles qui persistent en Cisjordanie et la poursuite des activités de colonisation en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est.

Vers Gaza, pour la première fois des pommes de terre ont été exportées par le point de passage de Kerem Shalom. Mais le principal point de passage de Karni reste fermé.

Michael C. Williams a estimé que près de 85% des commerces à Gaza ont maintenant fermé, que 95% des projets de construction privés ont cessé pour un coût de 160 millions de dollars, et que les projets de construction des Nations Unies, d'un montant de 213 millions de dollars, ont aussi été interrompus.

« Près de 70.000 travailleurs ont perdu leur emploi », a-t-il précisé.

Enfin, le Coordonnateur spécial pour le Moyen-Orient a déploré la poursuite des violences ce mois-ci, qui a causé la mort de 51 Palestiniens, fait 145 blessés palestiniens et 13 israéliens.

Dix-huit Palestiniens ont été tués, et 88 blessés, lors de violences interpalestiniennes.

Enfin, les attaques contre Israël ont continué, avec 83 roquettes et 89 tirs de mortier, alors que le trafic d'armes en provenance d'Egypte à destination de Gaza reste préoccupant.

 

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