Afrique : le Secrétaire général propose un renforcement des capacités de médiation de l'ONU

28 août 2007

Lors d&#39une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la prévention des conflits en Afrique, le Secrétaire général a annoncé qu&#39il ferait des propositions en vue de renforcer les capacités des Nations Unies dans les domaines de la médiation.

« Nous devons allouer davantage de moyens à la prévention des conflits. Il nous faut également renforcer nos capacités de médiation. Ce n'est en effet qu'à la faveur de règlements politiques que l'on peut résoudre les conflits », a déclaré aujourd'hui Ban Ki-moon à l'ouverture d'un débat public du Conseil de sécurité sur la prévention et le règlement des conflits, en particulier en Afrique (webcast).

« Selon certaines estimations, depuis les années 90, le nombre des conflits armés dans le monde a diminué de 40 %. Des recherches récentes attribuent cela aux activités accrues de l'ONU dans le domaine du rétablissement et du maintien de la paix et de la prévention des conflits, activités qui ont constitué un facteur primordial dans cette diminution », a-t-il rapporté.

« Ceci est encourageant mais ne suffit pas. De violents conflits continuent d'infliger d'immenses souffrances à un grand nombre de personnes dans le monde, essentiellement des civils. Pour ces victimes, et pour le bien des générations futures, nous nous devons de relever plus sérieusement le défi de la prévention », a souligné le Secrétaire général.

« Je soumettrai sous peu à la soixante-deuxième session de l'Assemblée générale mon rapport sur les causes des conflits et la promotion de la paix et du développement durables en Afrique. A cette occasion, je recommanderai un réexamen global des recommandations [présentées par Kofi Annan] en 1998, qui couvrira les engagements pris, les actions entreprises, les progrès réalisés et les enseignements tirés », a dit Ban Ki-moon.

« Au cours des prochains mois, je ferai également des propositions en vue d'un renforcement des capacités du Département des affaires politiques, avec pour objectif de tirer un meilleur parti de mes bons offices ».

Le Secrétaire général a dit sa préférence pour « l'engagement et au dialogue » contrairement à la « confrontation ». « Il est préférable d'agir de manière préventive avant qu'une crise n'arrive à pleine maturité. Je compte sur l'appui du Conseil à mesure que nous progresserons dans cette voie », a-t-il affirmé.

Il a expliqué que le Département des affaires politiques avait d'ores et déjà pris l'initiative de créer une équipe permanente d'experts en médiation.

« Il établit actuellement une base de données globale sur les accords de paix et les enseignements tirés dans le domaine du maintien de la paix. Il a également entrepris des efforts de médiation préventive dans des endroits tels que le Soudan et le Nord de l'Ouganda ».

Le Secrétaire général a par ailleurs souligné que « pour prévenir ou régler de tels conflits » il faut « promouvoir la tolérance et la diversité au sein des sociétés ».

Les solutions doivent être aussi participatives et représentatives que possible, ce qui signifie qu'il faut fournir des conseils sur les cadres constitutionnels, promouvoir les droits de l'Homme et l'état de droit, aider à organiser des élections et consolider les institutions démocratiques, former la police et poursuivre les efforts de lutte contre la contrebande d'armes.

L'ONU apporte son aide dans tous ces domaines par le biais de ses propres programmes et en soutenant des organisations régionales telles que l'Union africaine, a-t-il rappelé.

 

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