HCR : António Guterres salue la politique sud-africaine à l&#39égard des réfugiés

27 août 2007

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, António Guterres, a rendu hommage vendredi au gouvernement d&#39Afrique du Sud pour sa politique progressiste en faveur des réfugiés et des demandeurs d&#39asile, et notamment son engagement à faciliter l&#39accès aux services de première nécessité.

« Si l'on regarde la politique et la législation sud-africaines, les réfugiés bénéficient d'un des systèmes de protection les plus avancés et progressistes existant aujourd'hui dans le monde », a déclaré le Haut Commissaire lors d'une réunion qu'il a tenue avec la ministre de l'Intérieur, Nosiviwe Mapisa-Nqakula.

António Guterres a dit aux réfugiés assistant à cette réunion que l'engagement pris par le gouvernement sud-africain à leur procurer l'accès à des services tels que la santé et l'éducation était indéniable, mais il a rappelé que les autorités rencontraient des difficultés dans la mise en application de cette politique, indique un communiqué publié le 24 août à Johannesburg.

Les réfugiés ont fait part au responsable de l'UNHCR de leurs préoccupations quant aux obstacles qui empêchent leur intégration dans la société, cela en dépit de documents qui leur octroient virtuellement tous les droits dont jouissent les autres citoyens du pays, dont le droit de travailler et l'accès à l'éducation primaire et aux services de santé de base. Les réfugiés prétendent que les employeurs et les fonctionnaires ignorent souvent leurs documents.

Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), la ministre Mapisa-Nqakula a reconnu les difficultés rencontrées par les réfugiés et s'est engagée à ce que son ministère redouble d'efforts pour que les politiques visant à l'intégration des réfugiés et des demandeurs d'asile dans la société soient pleinement mises en oeuvre.

« La reconnaissance par la ministre Mapisa-Nqakula des problèmes existants est pour moi une leçon d'humilité, car la responsabilité d'un gouvernement n'est pas de se protéger, mais bien de reconnaître ses problèmes et de s'engager à ?uvrer en faveur d'un changement », a indiqué António Guterres.

« L'UNHCR travaille avec un gouvernement qui reconnaît les défis qui sont les siens et qui est décidé à travailler pour les relever. Notre rôle en Afrique du Sud est d'essayer d'aider le gouvernement à faciliter les progrès dans les domaines de la protection et de l'assistance fournies aux réfugiés », a-t-il souligné.

La visite du Haut Commissaire en Afrique du Sud intervient à un moment critique pour le ministre de l'Intérieur, qui s'efforce de faire face à un flux de migrants et de réfugiés.

Selon les informations parues dans la presse, ce sont près de 3.000 zimbabwéens qui passent chaque jour la frontière en direction de l'Afrique du Sud.

« Il y a dix ans, l'Afrique du Sud était un pays qui produisait des réfugiés », a dit la ministre Mapisa-Nqakula, « alors qu'aujourd'hui nous accueillons des réfugiés tout en faisant face aux défis que représentent les flux de migrations mixtes. Notre système en faveur des réfugiés a donc été congestionné par ces migrants qui sont dans le pays pour des raisons économiques, mais tentent de régulariser leur séjour en demandant l'asile. »

Avec l'aide de l'UNHCR, le ministère de Madame Mapisa-Nqakula a lancé l'année dernière un projet d'envergure visant à résorber les demandes d'asile en retard – certaines remontant à plusieurs années. L'Afrique du Sud a enregistré 53.000 demandes d'asile en 2006 – plus qu'aucun autre pays dans le monde.

« Gérer le phénomène des migrations mixtes – ce qui signifie aussi garantir que les réfugiés reçoivent une protection – n'est pas seulement une obligation juridique et un impératif moral, mais [également] un défi administratif gigantesque », a dit António Guterres.

L'UNHCR a fait du renforcement des capacités nationales destinées à identifier les réfugiés et à leur fournir une protection l'un de ses objectifs stratégiques les plus importants à travers le monde.

Lors de sa visite, le Haut Commissaire a également rencontré le président Thabo Mbeki et des fonctionnaires de haut rang, s'entretenant avec eux sur les besoins humanitaires et de protection des réfugiés. António Guterres a aussi rendu visite aux bureaux de Cape Town et Johannesburg qui traitent les demandes d'asile en retard.

Le Haut Commissaire était attendu de retour en Europe tard vendredi, après un voyage en Afrique méridionale au cours duquel il s'est également rendu en Zambie et au Mozambique.

 

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