OMS : les échanges internationaux favorisent la propagation rapide des maladies

23 août 2007

Si les échanges internationaux favorisent la propagation rapide des maladies, c&#39est aussi la coopération internationale qui permettra de les combattre et de les prévenir, affirme l&#39Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son dernier rapport sur la &#39santé dans le monde&#39.

« Jamais auparavant dans l'histoire la sécurité sanitaire mondiale n'avait autant dépendu de la coopération internationale et de la volonté de tous les pays d'agir efficacement pour combattre les menaces nouvelles et émergentes », annonce l'OMS dans un communiqué publié aujourd'hui à Genève.

Dans son rapport annuel, intitulé « Un avenir plus sûr », l'OMS informe que 39 agents pathogènes nouveaux ont été identifiés depuis 1967, parmi lesquels le VIH, les virus des fièvres hémorragiques Ebola et Marbourg, et le SRAS.

Des menaces anciennes, comme les grippes pandémiques, le paludisme ou la tuberculose, restent préoccupantes en raison des mutations, de la résistance croissante aux médicaments antibiotiques et de la faiblesse des systèmes de santé dans de nombreux pays.

La grande mobilité des populations est mise en cause, car chaque année les compagnies aériennes transportent plus de deux milliards de passagers, permettant aux porteurs de maladies de les passer d'un pays à l'autre en peu de temps.

Les conséquences de ces maladies pour la santé, mais aussi pour l'économie, sont majeures. On estime que le SRAS a coûté aux pays asiatiques 60 milliards en dépenses brutes et perte d'activité.

Face à cette vulnérabilité universelle, « la sécurité sanitaire internationale est à la fois une aspiration collective et une responsabilité mutuelle », affirme Margaret Chan, la Directrice générale de l'OMS. « La diplomatie, la coopération, la transparence et la préparation en sont les nouveaux mots d'ordre », ajoute-t-elle.

L'OMS participe d'ailleurs activement à l'action mondiale contre la grippe aviaire H5N1, et dernièrement, elle s'est fortement impliquée avec ses partenaires mondiaux dans l'action contre une épidémie de fièvre de Marbourg en Ouganda.

Le rapport se termine par six recommandations essentielles pour atteindre le niveau le plus élevé possible de sécurité en santé publique :

- l'application intégrale du règlement sanitaire international par tous les pays

- la coopération au niveau mondial pour la surveillance, l'alerte et l'action en cas d'épidémie

- le libre accès aux connaissances, technologies et matériels divers, y compris les virus et autres échantillons biologiques, nécessaires pour assurer une sécurité sanitaire optimale au niveau mondial

- la responsabilité mondiale de renforcer les capacités des infrastructures médico-sanitaires de tous les pays

- la collaboration intersectorielle au sein des gouvernements

- l'accroissement des ressources aux niveaux mondial et national affectées à la formation, à la surveillance, au développement des moyens de laboratoire, aux réseaux d'intervention ainsi qu'aux campagnes de prévention.

 

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