HCDH : le gouvernement soudanais appelé à enquêter sur de nouveaux cas de violence sexuelle

21 août 2007

Un rapport du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l&#39homme (HCDH) publié aujourd&#39hui à Genève demande instamment au gouvernement soudanais d&#39ouvrir une enquête indépendante sur des cas d&#39enlèvements, de viols et de violences sexuelles commis par l&#39armée au Darfour et de proclamer le caractère intolérable de ces crimes.

« Le rapport, qui fait suite à celui publié en avril 2007, contient des témoignages de victimes décrivant comment des femmes ont été kidnappées, utilisées comme esclaves sexuelles et soumises à d'autres violations des droits fondamentaux à Deribat et dans les villes voisines par les forces armées soudanaises ainsi que les groupes qui les soutiennent », affirme un communiqué publié aujourd'hui à Genève.

Ces actes seraient intervenus à la fin du mois de décembre 2006, à la veille d'une attaque aérienne et terrestre.

Le rapport établit en coopération avec la Mission des Nations Unies au Soudan (UNMIS) souligne que le gouvernement soudanais porte une responsabilité pour les actes de ses armes forcées et des groupes informels alliés, notamment les « Forces de défense populaires et l'Armée de libération du Sud/faction Abu Gasim ».

Ces actes pourraient aussi constituer des crimes de guerre, souligne le HCDH, qui déplore qu'aucune enquête n'ait été menée par le gouvernement soudanais.

Les accusations ont été transmises par les autorités locales aux forces armées soudanaises. Le Conseil consultatif sur les droits de l'homme du Soudan a soumis à l'UNMIS une proposition visant à établir un comité d'enquête conjoint, avec la Mission de l'Union africaine au Soudan (MUAS).

Le rapport recommande notamment au gouvernement soudanais d'établir un organe d'enquête indépendant dont le rapport sera public, de juger les responsables, de suspendre immédiatement tout responsable présumé et de faire passer le message du caractère intolérable des actes de viol et de violences sexuelles.

Enfin, le gouvernement est invité à réformer la loi, à savoir les articles 145 et 149 du Code pénal de 1991, afin que les femmes qui voudraient parler ne soient pas dissuadées de dénoncer les cas de viol de peur d'être accusées du crime d'adultère.

 

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