Week-end de violence au Timor-Leste, un convoi de l&#39ONU attaqué

14 août 2007

Le Représentant spécial pour le Timor-Leste, Atul Khare, a fermement condamné l&#39attaque samedi d&#39un convoi de trois véhicules de l&#39ONU entre Baucau et Viqueque, au Timor-Leste.

« L'attaque a été commise par un groupe de personnes entre les villages de Fatukama et de Gariuai », précise un communiqué de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT).

Le convoi a essuyé des jets de pierres, mais des coups de feu auraient également été tirés. Un véhicule de la police de l'ONU (UNPol) a été mis à feu par les attaquants, sans qu'il n'y ait aucun blessé.

Le convoi était composé de quatre officiers d'UNPol, deux officiers de police nationaux du Timor-Leste, un assistant-traducteur, deux fonctionnaires nationaux et un membre d'une organisation non gouvernementale.

Atul Khare a demandé que les auteurs de l'attaque soient traduits devant les tribunaux et a condamné les personnes ayant participé à l'incident ou l'ayant inspiré.

Il a exprimé sa détermination face à quelques actions qui ne sont pas, a-t-il insisté, représentatives de la majorité du peuple timorais.

Par ailleurs, dimanche, la police de l'ONU a informé avoir arrêté 34 personnes à la suite des actes violents qui ont eu lieu dans l'est du pays.

A Baucau, 21 personnes ont été accusées d'avoir fomenté la violence dans la rue après avoir bloqué des rues, lancé des pierres et avoir brûlé des pneus. Deux personnes ont été accusées d'avoir fabriqué des armes artisanales.

A Quelicai, neuf personnes ont été arrêtés en relation avec l'attaque du convoi de l'envoi pour port illégal d'armes. Deux ont été accusées d'avoir mis le feu à des maisons.

Vendredi, c'est un jeune homme de 16 ans qui a été arrêté pour le viol d'une fillette de 11 ans dans un orphelinat de Baguia. Après son arrestation, il a réussi à s'enfuir puis s'est finalement rendu aux autorités. Il a été confié aux autorités judiciaires du pays.

Atul Khare a affirmé que pour développer une culture des droits de l'Homme et de respect pour les femmes et les enfants au Timor-Leste, il était nécessaire de condamner fermement ce type d'actions et de traduire sans délai leurs auteurs devant la justice.

La police de l'ONU continue de coopérer avec la police nationale du Timor-Leste (PNTL), les forces internationales de stabilisation (ISF) et les forces de défense du Timor-Leste (F-FDTL) afin de maintenir l'ordre dans le pays.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.