Timor-Leste : les partis politiques condamnent la persistance de la violence

10 août 2007

Lors d&#39une réunion au siège des Nations Unies à Dili ce matin, les dirigeants de tous les partis politiques du Timor-Leste ont fermement condamné les actes de violence qui secouent le pays depuis lundi.

La rencontre était la septième du genre organisée par la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT) dans le but d'offrir un espace d'échange d'informations ouvert et direct entre les différents partis politiques qui ont contesté les élections législatives du 30 juin dernier.

Atul Khare, le Représentant du Secrétaire général, a noté que les représentants des 16 différents partis inscrits avaient exprimé leur rejet de l'utilisation de la violence comme forme de contestation à la suite de la formation du gouvernement.

Il a également exprimé sa satisfaction devant l'assurance du parti FREITLIN qu'il n'abandonnera pas le parlement.

Atul Khare a par ailleurs rappelé aux dirigeants des partis qu'ils s'étaient engagés, dans l'accord politique antérieur aux élections, à permettre que l'opposition joue un rôle, et contribue de façon constructive au parlement de manière à répondre aux besoins de la population.

Le Représentant a confirmé que l'ONU soutiendrait le gouvernement dans ses efforts pour que la situation sécuritaire s'améliore et pour que l'aide humanitaire soit apportée afin de soulager l'impact de la violence dans les districts de l'est.

Aujourd'hui, la mission a confirmé que 142 maisons ont été brûlées dans les districts de Viqueque et de Baucau depuis mardi. Elle a entrepris d'évaluer combien de personnes ont été déplacées en raison de la violence et elle continue la coordination de l'aide humanitaire avec le gouvernement.

Par ailleurs, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a condamné aujourd'hui les récents actes de vandalisme qui ont eu lieu dans des écoles et des aires de jeux au Timor-Leste.

« L'UNICEF est extrêmement inquiet de voir qu'une fois encore ce sont les enfants qui vont souffrir », a déclaré Shui-Meng Ng, Représentante de l'agence dans le pays, dans un communiqué publié aujourd'hui à Dili.

« Privés d'un environnement sûr, et sans salles de classes et aires de jeux décentes, tous vos enfants vont être gravement affectés », a-t-elle prévenu.

La reprise des cours le 6 août a été perturbée dans au moins quatre districts. A Baucau, trois écoles ont subi des actes de vandalisme dans les salles de classe. Certaines ont même été brûlées, comme cela a été le cas d'une école dirigée par une organisation non gouvernementale (ONG) et soutenue par l'UNICEF.

D'autres districts comme Lautem, Liquica et Manufahi ont connu des actes semblables.

Rappelant le droit des enfants à apprendre et à jouer, l'UNICEF a appelé le gouvernement, les dirigeants politiques et toute la population du Timor-Leste à créer et à maintenir un environnement calme et protecteur pour le bénéfice de leurs enfants, de leur avenir et de l'avenir de leur pays.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.