UNFPA/UNICEF : 44 millions de dollars pour combattre l&#39excision

10 août 2007

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Fonds des Nations Unies pour l&#39enfance (UNICEF) ont lancé hier un programme doté de 44 millions de dollars visant à réduire la mutilation et l&#39excision génitales de 40% dans 16 pays à l&#39horizon 2015.

« Mettre fin à la mutilation et à l'excision génitale féminine est important si nous voulons atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) », a déclaré Purnima Mane, la directrice exécutive adjointe de l'UNFPA, à Oslo, à l'occasion d'une réunion avec des hauts représentants du gouvernement de la Norvège, premier pays contributeur avec 3 million et demi de dollars.

Le projet est destiné à convaincre les communautés à abandonner cette pratique, comme l'indique un communiqué publié à New York. Par le biais d'un travail avec les gouvernements, les responsables religieux, les médias et la social civile, mais également en favorisant l'adoption de lois en ce sens, les agences espèrent faire évoluer les normes sociales en vigueur afin d'améliorer le bien-être des femmes et des filles.

En renforçant les droits humains des femmes et des filles, l'abandon de l'excision devrait contribuer à affirmer leur capacité à prendre des décisions pour elles-mêmes, mais aussi à l'amélioration de la santé maternelle et à la réduction de la mortalité infantile, contribuant ainsi à avancer vers les objectifs du Millénaire.

Chaque année, entre 2 et 3 millions de femmes et de filles subissent la mutilation totale ou partielle de leurs organes génitaux, pour des raisons culturelles, ou d'autres qui en sont pas médicales.

Cette pratique touche actuellement autour de 100 à 140 millions de personnes dans le monde. La faire disparaître permettrait donc de restaurer le droit des femmes et des filles à la santé et à l'intégrité physique.

Purnima Mane a souligné l'urgence de faire disparaître cette pratique face à l'accroissement de sa médicalisation dans certains pays et au nombre croissant de bébés la subissant (dépêche du 01.08.2007).

Plutôt que d'abandonner totalement ces pratiques, certains ont recours à des mutilations moins sévères, mais persistantes, a-t-elle également déploré.

 

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