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Les peuples autochtones sont chez eux à l&#39ONU, déclare Ban Ki-moon

Les peuples autochtones sont chez eux à l&#39ONU, déclare Ban Ki-moon

Gros plan sur une femme indigène colombienne portant un jeune enfant sur son dos.
A l&#39occasion de la Journée mondiale des peuples autochtones, le Secrétaire général appelle à leur participation « pleine et effective » au sein de la communauté internationale.

« Les peuples autochtones sont chez eux à l'Organisation des Nations Unies », a déclaré Ban Ki-moon dans un message publié à New York.

Il a déclaré que depuis trois décennies, le partenariat de l'ONU avec les peuples autochtones a été particulièrement fructueux, avec la proclamation de deux décennies internationales des peuples autochtones, la désignation d'un Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme et des libertés fondamentales des peuples indigènes, et l'établissement de l'Instance permanente sur les questions autochtones.

Mais le Secrétaire général a aussi regretté que les peuples autochtones soient toujours victimes de la discrimination, de la marginalisation, de la misère et des conflits.

Il a rappelé la menace d'extinction que représentent la dépossession de leurs terres et de leurs moyens d'existence traditionnels, la destruction et disparition de leur culture, leurs croyances, leur mode de vie et même leurs langues.

La défense de leurs droits passe par l'adoption de normes internationales, a-t-il déclaré.

Le Secrétaire général a enfin rappelé la nécessité d'inclure ces peuples dans les politiques de développement et a souligné l'intérêt, pour la communauté internationale, de faire appel à leur savoir et à écouter leur opinion en ce qui concerne l'environnement et le changement climatique.

Dans son sixième rapport au Conseil des droits de l'Homme, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme et des libertés fondamentales des populations autochtones, le Mexicain Rodolfo Stavenhagen, a reconnu que des progrès ont été réalisés en termes d'adoption de normes reconnaissant les droits des peuples autochtones, mais que ces normes restent peu mises en application.

Il a rappelé que les communautés et regroupements autochtones font souvent l'objet de violations des droits de l'Homme et a souligné que la tendance à la diminution des ressources se poursuit, provoquant une migration croissante de ces peuples.

Enfin, Rodolfo Stavenhagen a demandé qu'une attention particulière soit prêtée aux femmes et aux jeunes autochtones migrants, principales victimes de la violence et de l'exploitation sexuelle.

Le 18 juillet dernier, le Président du Forum des peuples autochtones, Les Malezer, a rappelé à l'Assemblée générale l'engagement qu'elle a pris d'adopter, avant la fin de sa soixante et unième session, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui représentent 350 millions de personnes à travers le monde (dépêche du 19.07.07).

Le projet de déclaration, qui reconnaît le droit à l'autodétermination des autochtones, est en discussion depuis de nombreuses années dans le cadre d'une collaboration sans précédent entre les États et les peuples autochtones eux-mêmes.

A l'occasion de cette Journée mondiale, Louise Arbour, la Haut-commissaire pour les droits de l'Homme et le Rapporteur spécial Rodolfo Stavenhagen ont également appelé les pays membres de l'ONU à adopter la déclaration dans un message publié à Genève, où ils n'hésitent pas à qualifier l'adoption prochaine du texte par l'Assemblée générale de « décision historique ».