L&#39UNICEF intensifie sa lutte contre la malnutrition des enfants au Niger

31 juillet 2007

Une nouvelle étude sur les taux de malnutrition au Niger permettra au Fonds des Nations Unies pour l&#39enfance (UNICEF) d&#39ajuster ses actions en cours dans le pays, pour atteindre 275.000 enfants environ pendant la saison sèche, entre les mois de juillet et d&#39octobre.

Une nouvelle étude sur les taux de malnutrition au Niger permettra au Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) d'ajuster ses actions en cours dans le pays, pour atteindre 275.000 enfant environs pendant la saison sèche, entre les mois de juillet et d'octobre.

« Beaucoup a été fait pour améliorer la situation nutritionnelle des enfants nigériens », a souligné Akhil Iyer, le Représentant de l'UNICEF dans le pays, « mais nous devons intensifier nos actions afin de sauver des milliers de vies enfantines menacées », dans un communiqué publié aujourd'hui à Niamey.

L'UNICEF y annonce qu'elle va augmenter son soutien au gouvernement nigérien, notamment dans la coordination de l'action de 21 organisations non gouvernementales (ONG).

L'agence va augmenter les soins thérapeutiques à l'encontre des enfants qui ne bénéficient pas encore du réseau de 900 centres opérationnels dans tout le pays, et fournir à tous les enfants de moins de trois ans vivant hors de la capitale de la nourriture pour les deux prochains mois, en coopération avec le Programme alimentaire mondial (PAM).

Les activités au sein des communautés et les programmes d'action pour prévenir la malnutrition seront également intensifiés, ainsi que les initiatives éducatives à destination des femmes.

L'étude recommande de garantir l'accès à la nourriture et aux pratiques sanitaires adaptées aux âges des enfants, l'accès aux services de santé essentiels, et l'accès aux mesures de soutien aux foyers et aux communautés vulnérables.

La dernière étude sur la malnutrition dans le pays a révélé que la proportion d'enfants souffrant de malnutrition aiguë avait été contenue à 11,2%, contre 15,3% en octobre 2005.

Dans le même temps, le taux de malnutrition aiguë grave a été réduit de moitié, ce qui prouve l'efficacité des actions à grande échelle entreprises par l'UNICEF après la grave crise alimentaire de 2005 dans le pays.

« Cela veut dire que la vie de milliers d'enfants a été épargnée, mais cela signifie aussi que beaucoup d'autres enfants sont sur le fil du rasoir », a souligné Noel Zagre, Chef de la nutrition au Niger.

La moyenne nationale cache en effet d'inquiétantes disparités entre régions et entre catégories d'âge.

Les enfants de moins de trois ans sont les plus touchés, avec 15,5% en situation de malnutrition aiguë. Les régions d'Agadez, Diffa, Maradi et Zinder connaissent des augmentations particulièrement préoccupantes.

Dans deux des huit régions du Niger, les niveaux de malnutrition aiguë dépassent le palier d'urgence (établi à 15%), ce qui témoigne d'une détérioration récente et significative de la situation nutritionnelle des enfants de moins de cinq ans. Ils atteignent 19,6% à Diffa, et 17,5% à Agadez.

La situation est également critique dans les régions de Maradi et de Zinder, considérées comme les fleurons de l'agriculture nigérienne.

Le manque d'accès des femmes et des personnels de santé à l'information, à l'éducation et à l'assistance, dans un contexte de pauvreté massive, explique également ces résultats.

Depuis le début 2007, l'UNICEF et ses partenaires ont traité 152.934 enfants, et envisagent d'atteindre un total de 370.000 enfants mal nourris avant la fin de l'année.

 

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