Climat : Ban Ki-moon souhaite un nouvel accord pour succéder Kyoto d&#39ici à 2009

31 juillet 2007

Le Secrétaire général de l&#39ONU a pressé « tous les Etats » de participer aux négociations d&#39un nouveau traité sur le climat d&#39ici à 2009, alors que s&#39ouvrait à New York un débat convoqué par l&#39Assemblée générale sur le thème « changements climatiques, un défi mondial ».

« Nous nous réunissons alors que la question des changements climatiques – qui figure depuis longtemps à l'ordre du jour mondial – reçoit finalement la haute attention qu'elle mérite », a déclaré aujourd'hui le Secrétaire général.

« L'Arctique est en train de se réchauffer deux fois plus vite que la moyenne à l'échelle mondiale. La fonte qui en résultera menace les populations et les écosystèmes de la région, mais aussi les îles et les villes côtières de l'autre côté de la planète. Par ailleurs, à mesure que les glaciers disparaissent, les réserves en eau sont en péril. Et pour un tiers de la population mondiale qui vit dans des régions sèches, notamment en Afrique, la modification des schémas climatiques menace d'exacerber la désertification, la sécheresse et l'insécurité alimentaire », a-t-il exposé.

Le Secrétaire général a rappelé que « sa priorité personnelle » était de travailler avec les Etats Membres afin que l'ONU joue pleinement son rôle.

Il a appelé à la conclusion d'un accord dans le cadre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) qui puisse traiter de la question sur tous les fronts, notamment l'adaptation, l'atténuation, les technologies propres, la déforestation et la mobilisation des ressources.

« Tous les pays doivent faire ce qu'ils peuvent pour parvenir à un accord d'ici à 2009, afin que ce dernier entre en vigueur au moment où les engagements du Protocole de Kyoto expireront en 2012 », a insisté le Secrétaire général.

Ce dernier a estimé que la réunion d'experts convoquée aujourd'hui et demain par l'Assemblée générale permettrait de préparer le terrain pour le débat de haut niveau sur les changements climatiques qui se tiendra juste à l'ouverture de la prochaine session de l'Assemblée générale, le 24 septembre prochain, puis pour les négociations dans le cadre de l'UNFCC en décembre, à Bali.

Ban Ki-moon a rappelé que ses efforts seraient assistés de ceux de ses trois Envoyés spéciaux pour les changements climatiques.

Il a aussi cité le projet lancé sous le nom « rendre l'ONU plus verte » pour faire des Nations Unies une organisation « neutre » au niveau climatique.

Pour sa part, la présidente de l'Assemblée générale, Sheikha Haya al Khalifa, du Bahreïn, a noté que les preuves scientifiques alarmantes s'accumulaient chaque mois, soulignant la nécessité de traiter sans délai les questions liées aux changements climatiques, en particulier pour réduire au plus vite l'impact négatif de ce phénomène sur la croissance économique des pays en développement.

La Présidente de l'Assemblée générale a ainsi relevé que ce sont ces pays qui, plus que d'autres, subissent de plein fouet les répercussions des changements climatiques, y sapant la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Afin d'inverser la tendance, Sheikha Haya a appelé à prendre des mesures pour investir dans la production d'énergie propre et appuyer la diffusion des technologies à destination des pays pauvres.

La Présidente de l'Assemblée générale a ensuite indiqué que le débat informel aurait pour thème central les émissions de dioxyde de carbone, soulignant que, pour la première fois à l'ONU, les émissions de carbone produites par la conférence, notamment par le transport de tous les experts à New York, seraient compensées par l'investissement dans un projet de biomasse au Kenya, ce qui créerait aussi de nouveau emplois.

 

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