TPIY : l&#39impunité de Mladic et Karadzic continue de jeter une ombre sur la communauté internationale

25 juillet 2007

Douze ans exactement après les premières accusations portées par le Tribunal pénal International pour l&#39ex-Yougoslavie (TPIY) à l&#39encontre des principaux responsables du massacre de Srebrenica, Ratko Mladic et Radovan Karazdic courent toujours, a déploré aujourd&#39hui la Procureur Carla da Ponte.

« Compte tenu des éléments de preuve à notre disposition, Mladic et Karadzic doivent répondre de leur participation au génocide de Srebrenica – au cours duquel près de 8.000 hommes et garçons ont été tués suite à la chute de l'enclave musulmane – la terreur infligée aux civils au cours du siège de Sarajevo, la torture et les meurtres dans les terribles camps de détentions d'Omarska, Keraterm, Trnopolje et Luka, pour ne citer que ces derniers, et de nombreux autres atrocités, notamment des viols commis contre les civils non-serbes dans toute la Bosnie-Herzégovine », a affirmé aujourd'hui Carla da Ponte, dans un communiqué publié à La Haye.

Mladic et Karadzic sont inculpés de crimes de contre l'humanité et de crimes de guerre, les crimes les plus graves en droit international et « les pires crimes commis en Europe depuis la seconde guerre mondiale », rappelle le communiqué.

Le 8 mars 1995, Radovan Karadzic, en tant que commandant suprême de la Republika Srpska, la république serbe autoproclamée en sécession de la Bosnie-Herzégovine, a donné l'ordre d'éliminer les enclaves musulmanes de Srebrenica et de Zepa.

Ces ordres ont été mis en oeuvre par le général Ratko Mladic, dont les forces ont attaqué l'enclave le 11 juillet 1995, terrorisant la population et procédant à l'exécution sommaire de près de 7.900 Musulmans Bosniaques entre le 13 juillet et le 19 juillet 1995.

« Douze ans après, ils sont toujours en fuite », a déploré le Procureur du TPIY.

« C'est une tâche permanente non seulement sur les travaux de ce Tribunal mais aussi sur toute la communauté internationale. Le fait que deux des criminels de guerre les plus connus soient capables d'échapper encore à la justice est tout simplement inacceptable », a-t-elle dénoncé.

Une fois de plus au cours de cette décennie, Carla da Ponte a appelé la Serbie, la Bosnie-Herzégovine – et notamment la Republika Srpska – ainsi que le Monténégro, à « tout faire pour localiser et arrêter Radovan Karadzic, Ratko Mladic et les autres fugitifs ».

Elle a aussi appelé la communauté internationale à continuer de soutenir le TPIY. « Sans son travail, l'impunité perdurerait », a-t-elle souligné.

 

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