Le Haut Commissaire adjoint du HCR appelle les réfugiés iraquiens à scolariser leurs enfants

20 juillet 2007

Le Haut Commissaire adjoint pour les réfugiés L. Craig Johnstone a appelé hier les réfugiés iraquiens en Syrie à inscrire leurs enfants dans les écoles publiques, dans le cadre de sa première visite au Proche-Orient pour le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

« Le Gouvernement syrien autorise vos enfants à s'inscrire dans les écoles publiques. Profitez de cette opportunité ; envoyez vos enfants à l'école », a dit L. Craig Johnstone à un groupe de plus de 400 réfugiés iraquiens au centre d'enregistrement de l'UNHCR à Damas.

« L'éducation de vos enfants assurera l'avenir de l'Iraq et celui de vos familles. Passez le mot – nous voulons que toutes les familles iraquiennes en Syrie sachent qu'elles ont le droit d'envoyer leurs enfants à l'école », a-t-il ajouté pour la seconde étape de sa première visite dans la région après la Jordanie.

La mission de L. Craig Johnstone dans les principaux pays d'accueil, la Syrie et la Jordanie, lui a permis de se rendre compte de la situation humanitaire de plus de deux millions de réfugiés iraquiens et d'apporter son soutien à ces deux pays. Il a rencontré plusieurs familles iraquiennes jeudi et a écouté le récit de leurs souffrances.

La visite coïncide également avec le lancement de la campagne conjointe par l'agence des Nations Unies pour les réfugiés et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) pour augmenter le nombre des enfants iraquiens dans les écoles en Syrie du chiffre actuel de 33.000 à 100.000 d'ici la fin de l'année scolaire 2007-08.

La semaine dernière, un appel de fonds supplémentaires pour les programmes du HCR liés à l'Iraq relevait que la plupart des enfants iraquiens ne fréquentent pas l'école et précisait qu'hors d'Iraq, l'agence souhaitait mettre l'accent sur cinq domaines d'assistance pour les réfugiés iraquiens – l'éducation, la santé, l'alimentation, le conseil social et juridique et l'hébergement.

Une récente étude à Damas a indiqué qu'un nombre significatif d'enfants n'était toujours pas inscrit à l'école.

Lors de la réunion de jeudi avec des réfugiés qui attendaient de se faire enregistrer, L. Craig Johnstone leur a redit sa sympathie et a réitéré la gratitude de l'agence au Gouvernement syrien d'offrir un refuge à quelque 1,4 million de réfugiés iraquiens qui vivent aujourd'hui en Syrie. Il a aussi mis en évidence les services fournis aux réfugiés, notamment en matière de santé et d'éducation.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés avait appelé à un soutien international plus important pour les gouvernements syrien et jordanien qui sont livrés à eux-mêmes pour gérer l'afflux des réfugiés.

Lors de l'appel de la semaine dernière, le HCR a publié un budget révisé de 123 millions de dollars pour ses programmes, soit 60 millions de plus qu'en janvier.

« L'UNHCR a déjà enregistré plus de 150.000 Iraquiens dans la région et beaucoup d'entre eux ont des besoins spécifiques, notamment d'une aide pour envoyer leurs enfants à l'école et de sérieux problèmes médicaux. Les besoins sont énormes et ces gouvernements ne devraient pas être livrés à eux-mêmes pour gérer ce problème », a affirmé L. Craig Johnstone.

Pendant les six derniers mois, plus d'un réfugié sur cinq interviewé par l'UNHCR en Syrie a été enregistré en tant que victime de tortures, et un sur six souffrant de graves problèmes médicaux.

Le Haut Commissaire adjoint a également tenu des réunions constructives avec des représentants du gouvernement aussi bien en Syrie qu'en Jordanie, où il a débuté sa visite au début de cette semaine. Il a rencontré des officiels gouvernementaux et des représentants des partenaires d'exécution du HCR dans les deux pays.

Pendant ce temps, le déplacement des Iraquiens face à la violence extrême se poursuit avec un impact significatif sur la région environnante. A ce jour, plus de quatre millions d'Iraquiens ont été déracinés.

Plus de deux millions de réfugiés se trouvent dans les pays alentour et, parmi eux, ceux qui ont fui leur pays pendant la période d'avant 2003 durant le régime de Saddam Hussein. Le flux s'est accru au cours des 18 derniers mois.

Plus de deux millions d'Iraquiens sont également déplacés à l'intérieur de leur propre pays. Environ un million d'Iraquiens aurait fui leur maison depuis le bombardement d'une important mosquée chiite dans le centre ville de Samarra en février 2006. Le déplacement se poursuit à un rythme d'environ 100.000 personnes par mois.

 

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