La Banque mondiale accorde 120 millions de dollars à la mise en oeuvre de l&#39Accord de paix de Ouagadougou

19 juillet 2007

Le Conseil d&#39administration de la Banque mondiale a approuvé un don de l&#39Association internationale de développement d&#39un montant de 120 millions de dollars en appui au programme de sortie de crise, mis en oeuvre par le gouvernement ivoirien dans le cadre de l&#39Accord de paix de Ouagadougou signé en mars 2007.

« Le récent Accord est la meilleure opportunité offerte à la Côte d'Ivoire depuis l'éclatement de la crise pour réellement restaurer la paix et relancer l'économie », a souligné James Bond, le Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d'Ivoire, dans un communiqué publié à Washington.

« Les principales parties ont du chemin à faire, mais nous espérons que le Projet d'assistance post-conflit (PAPC) constituera une contribution majeure à l'intensification de leurs efforts de sortie de crises », a-t-il ajouté.

Le PAPC sera une composante critique du processus de paix. Il apportera un appui aux principaux facteurs de stabilisation en Côte d'Ivoire en cherchant à soutenir la dynamique de paix générée par l'Accord de paix de Ouagadougou, en contribuant au processus d'identification nationale et en améliorant les opportunités économiques et l'accès aux services sociaux de base en faveur des communautés et individus affectés par le conflit.

Le projet fournira notamment un financement pour la (ré) intégration économique des ex-combattants, des jeunes associés aux groupes armés, et de manière générale des jeunes à risque et le processus d'identification nationale, y compris la modernisation de l'Etat civil national, qui constitue un préalable non seulement pour l'organisation des élections libres et équitable, mais aussi pour la restauration de l'accès équitable de l'ensemble de la population aux services sociaux.

Il servira également à la réhabilitation et au rééquipement de l'infrastructure socio-économique dans les communautés les plus affectées par le conflit, et au renforcement du capital social sur tout le territoire national, notamment en renforçant la capacité d'exécution des organisations de développement à base communautaire.

Pour Maurizia Tovo, Chef de projet à la Banque mondiale, « l'approbation du projet par le Conseil d'Administration de la Banque est le résultat d'un très fort partenariat entre la Banque mondiale et le Gouvernement de Côte d'Ivoire. Et nous espérons voir le même niveau d'engagement dans le processus de mise en oeuvre ».

La Côte d'Ivoire reste divisée en deux depuis le coup d'état manqué de septembre 2002 qui s'est transformé en conflit armé entre les ex-rebelles et les forces gouvernementales, bien que la zone de confiance a été réduite à une « ligne verte ».

D'après les estimations de la Banque mondiale, le taux de pauvreté a augmenté d'environ 5% depuis l'éclatement de la crise en 2002, allant de 38,2% en 2002 à 43,2% en 2006.

Les services de santé et d'éducation ont été sévèrement compromis dans le nord du pays où l'administration publique a été absente pendant un moment et reste bien en dessous des niveaux avant l'éclatement de la crise. Bon nombre d'enfants dans le nord ne vont plus à l'école depuis l'éclatement de la crise en 2002, et le redéploiement du personnel scolaire qualifié se situe approximativement à 30%. Au total, plus de 700.000 personnes seraient actuellement déplacées à l'intérieur du pays à cause de la crise.

Le programme de la Banque mondiale a été suspendu en Côte d'Ivoire du fait de l'éclatement de la crise et des arriérés de dette accumulés par le gouvernement en 2004.

Le PAPC fait partie du réengagement accru de la Banque mondiale dans le pays depuis la signature de l'Accord de Ouagadougou (dépêche du 05.03.2007).

La Banque mondiale travaille étroitement avec ses partenaires, dont le système des Nations Unies, la Commission européenne et le Fonds monétaire international pour accompagner les autorités ivoiriennes pendant un processus de paix difficile et fragile qui, comme l'espèrent beaucoup de personnes, deviendra bientôt irréversible.

 

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