Sahara occidental : la tenue d&#39un nouveau cycle de négociations est encourageante, estime l&#39envoyé de l&#39ONU

11 juillet 2007
Réfugiés du Sahara occidental au camp de Laayoune

L&#39Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Peter van Walsum, a présenté aujourd&#39hui au Conseil de sécurité un exposé sur les négociations entre le Maroc et le Front POLISARIO, qualifiant de positive la tenue d&#39une deuxième réunion les 10 et 11 août prochain à Long Island.

Réitérant les termes de son récent rapport, l'Envoyé personnel a rappelé que la réunion s'était tenue au domaine Greentree Estate les 18 et 19 juin, comme prévu.

Le rapport indique que les représentants des pays voisins, l'Algérie et la Mauritanie, étaient présents aux séances d'ouverture et de clôture, et ont été consultés séparément pendant les deux jours de réunion.

Peter van Walsum y rappelait que s'il s'était « félicité du climat positif qui avait présidé aux négociations », « cela ne suffisait pas pour mener à bien un processus de négociations ».

« Mais on peut dire qu'il s'est agi d'une première étape positive. Et on a déjà décidé d'une deuxième étape puisqu'il y aura une autre réunion à Manhasset les 10 et 11 août », a-t-il ajouté.

Interrogé sur la suppression du rapport de trois paragraphes contenant des « observations et recommandations », qui a conduit à sa republication, Peter van Walsum a souligné qu'il ne « fallait pas y voir plus qu'un problème de calendrier » et d'une décision d'être plus discret sur les négociations.

A la question de savoir s'il existait toujours sur la table deux projets « viables et légitimes » de la part de chaque partie, l'Envoyé personnel a souligné qu'en définitive « le Conseil de sécurité avait pris note des deux projets », et confirmé « qu'à Manhasset, les deux projets étaient sur la table ».

A l'issue de l'exposé à huis clos de l'Envoyé personnel du Secrétaire général, l'ambassadeur des Etats-Unis, Jackie Wolcott Sanders, a déclaré devant la presse « qu'une autonomie significative constituerait un pas en avant réaliste et prometteur sur la question du Sahara occidental » (webcast)

« L'initiative du Maroc pourrait fournir un cadre réaliste pour commencer les négociations sur un plan qui prévoirait une véritable autonomie, à condition qu'elle soit acceptée par les populations locales », a ajouté l'ambassadeur des Etats-Unis.

Elle a aussi noté que « l'initiative du Maroc était flexible et qu'elle prévoyait un référendum, ainsi que l'exige le principe d'autodétermination » du peuple du Sahara occidental.

Interrogé sur le fait que les Etats-Unis acceptaient « pour la première fois » la question de l'autonomie, elle a souligné « que cette question relevait des parties ».

« Nous soutenons un progrès » dans les négociations, a-t-elle ajouté.

La récente résolution 1754 (2007) du Conseil de sécurité qui a présidé à la reprise souligne que le Conseil « n'imposerait pas une solution à la question du Sahara occidental mais qu'il tenait à aider les parties à trouver une solution politique mutuellement acceptable qui permettrait d'assurer l'autodétermination du peuple du Sahara occidental ».

Le Sahara occidental est un territoire de la côte Nord-Ouest de l'Afrique, limitrophe du Maroc, de la Mauritanie et de l´Algérie. Il était sous administration espagnole jusqu´en 1976. Le Maroc et la Mauritanie l'ont tous deux revendiqué, revendication à laquelle s´oppose le Front populaire pour la libération de la Saguía-el-Hamra et du Río de Oro, dit Front POLISARIO.

Les Nations Unies ont cherché un règlement de la question du Sahara occidental depuis que l´Espagne s´est retirée du territoire en 1976 et que, suite à cela, des combats ont éclaté entre le Maroc - qui a décidé de "réintégrer" le Sahara occidental à son territoire - et le Front POLISARIO, soutenu par l'Algérie. La Mauritanie a quant à elle renoncé à toute prétention sur le Sahara occidental en 1979.

A la suite d'un accord auxquels sont parvenus le Gouvernement du Maroc et le Front POLISARIO, la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) a été déployée en septembre 1991 afin de surveiller le cessez-le-feu et d´organiser un référendum qui permettrait aux habitants du Sahara occidental habilités à voter de décider du statut futur du territoire.

 

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