Ban Ki-moon rappelle les dangers du statu quo au Kosovo

5 juillet 2007

« Bien que dans l&#39ensemble les progrès accomplis au Kosovo soient encourageants, il reste un risque réel que, si son statut futur reste indéfini, les progrès réalisés par l&#39ONU et les Institutions provisoires au Kosovo ne puissent être maintenus », prévient aujourd&#39hui le dernier rapport périodique du Secrétaire général sur la question.

Le maintien et la consolidation de ce qui a déjà été réalisé au Kosovo exigeront des perspectives concrètes concernant la conclusion du processus du statut futur et la coopération active et constructive de toutes les parties prenantes, indique le rapport.

« La détermination du statut futur du Kosovo devrait en conséquence rester une priorité pour le Conseil de sécurité et pour l'ensemble de la communauté internationale ».

« La proposition de règlement élaborée par mon Envoyé spécial et sa recommandation concernant le statut futur du Kosovo contiennent les éléments indispensables à une solution durable à cet égard, y compris une supervision internationale continue », assure le Secrétaire général dans ce document qui couvre la période du 19 février au 1er juin 2007.

Le Secrétaire général se félicite de l'engagement pris par l'Union européenne de jouer le rôle de chef de file dans la présence internationale future au Kosovo, comme il est envisagé dans la proposition de règlement.

Les Institutions provisoires du Kosovo ont jeté la base d'une vie pacifique et normale pour toute la population de la province, estime ce rapport.

Evoquant « des progrès considérables dans la mise en place et le renforcement d'Institutions provisoires d'administration autonome démocratiques », il souligne toutefois que « le processus de réconciliation et d'intégration complètes des communautés du Kosovo sera long, et continue à représenter un énorme défi ».

« La réalisation de nouveaux progrès en ce qui concerne la consolidation d'une coexistence pacifique au Kosovo nécessitera une ferme détermination de la part des dirigeants du Kosovo et un engagement authentique de la part des membres de toutes ses communautés », rappelle le Secrétaire général.

Le rapport souligne que « malheureusement, une grande partie de la population serbe du Kosovo continue à trouver que les Institutions provisoires du Kosovo ne la représentent pas ».

Les Serbes du Kosovo continuent à boycotter ces institutions au niveau central, et comptent essentiellement sur des structures parallèles appuyées par les autorités de Belgrade pour la fourniture de services de base.

Dans le même temps, le nombre de retours de Serbes du Kosovo demeure malheureusement faible en raison de l'incertitude des perspectives économiques et des préoccupations qui persistent en matière de sécurité.

Des progrès concrets ont été réalisés dans un grand nombre de domaines, encore que, dans certains cas, les résultats aient été inégaux et qu'il reste manifestement beaucoup à faire.

« Je lance un appel aux dirigeants et aux institutions du Kosovo afin qu'ils continuent à manifester un engagement sans ambigüité vis-à-vis de l'application de ces normes, et à traduire cet engagement en résultats concrets », écrit enfin le Secrétaire général.

L'adoption du projet de statut établi par l'ONU par le Conseil de sécurité continue d'achopper sur une profonde division entre ses membres, notamment face à la Fédération de Russie qui soutient la Serbie en ce qu'elle s'oppose fermement à toute solution d'indépendance pour cette province sous administration de l'ONU.

 

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