RDC : la dernière phase du programme de réinsertion des ex-combattants en Ituri a commencé

3 juillet 2007

Le Mission de l&#39Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) annonce aujourd&#39hui l&#39ouverture de la phase trois du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) pour les ex-combattants dans la zone de l&#39Ituri, signé le 27 juin 2007 par le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants.

« Le projet, qui vise trois groupes principaux de milices -FNI, FRPI et MRC- est piloté par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), et mobilise également le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), la Structure Militaire d'Intégration (SMI), la MONUC, les autorités gouvernementales et les FARDC », indique un communiqué publié aujourd'hui à New York.

« Le projet de 2,5 millions de dollars, qui est mis en place par le PNUD avec le concours de la Suède, de l'Irlande, de l'USAID, du Japon et de la Norvège, se déroulera sur trois mois, avant que les premières évaluations soient faites ».

« On s'attend à ce que la première phase, qui comportera l'enregistrement d'environ 4.500 combattants des trois groupes, suivi de la remise des armes et de la délivrance des certificats de désarmement, débute bientôt », indique le communiqué.

Le calendrier du projet sera strictement respecté, avec un rapport non négociable de « un homme - une arme » au désarmement, ce qui n'était pas le cas dans les programmes précédents du DDR, souligne la MONUC.

Les sites de transit seront à Bunia et Kpandroma, et ouvriront avant fin juillet. Ils seront installés et dirigés par le PNUD en même temps que les autorités congolaises. La MONUC et les FARDC (forces armées de la RDC) dirigeront le processus de désarmement et fourniront la sécurité générale.

« Au niveau du processus de démobilisation, chaque combattant recevra un kit d'entrée, et participera aux sessions de sensibilisation et d'orientation, avant de recevoir ensuite une carte de démobilisation, et finalement un kit de sortie ».

Les combattants choisissant de rejoindre les FARDC (forces armées nationales) seront transportés à Kisangani pour recevoir une formation, avant d'être redéployés dans les nouvelles brigades intégrées.

Ceux qui choisissent de retourner à la vie civile recevront 110 dollars pour leur transport jusqu'à leur ville d'origine, ainsi qu'une carte d'entrée dans le service de reconstruction communautaire. Ce programme géré par le PNUD facilitera leur transition vers vie civile.

Le PNUD estime que 70% des combattants choisiront de rejoindre la vie civile, alors que 30% choisiront de rejoindre les nouvelles brigades intégrées des FARDC.

Selon le calendrier de projet, les sites de transit seront fermés après six semaines, et c'est vingt jours après leur fermeture que les programmes de service de reconstruction communautaire commenceront.

Le programme de service de reconstruction communautaire va permettre à ceux qui réintègrent leurs communautés de travailler volontairement sur des projets à Haute Intensité de Main d'Oeuvre (HIMO), comme la réfection des routes, des ponts, des systèmes sanitaires et des écoles au profit des communautés locales en Ituri, les bénéficiaires disposeront de deux dollars par jour, pour une période maximale de 90 jours.

Les participants au projet qui souhaitent s'engager dans d'autres activités commerciales auront également l'occasion de choisir l'option de projets de micro-financement, avec l'appui des organisations non gouvernementales (ONG) locales et l'aide du PNUD.

Gustavo Gonzalez, conseiller post conflit du PNUD en RDC, explique que ce projet pilote est basé sur une nouvelle approche qui vise à bénéficier non seulement aux différents combattants eux-mêmes, mais également à la communauté locale, avec une approche plus générale de développement.

« Ce projet pilote vise à trouver une réponse intégrée, sur la base de l'expérience acquise lors des opérations précédentes du DDR, dans un réseau étendu aux associés. En cas de succès, le gouvernement a exprimé son souhait d'étendre ce programme à d'autres groupes armés dans le pays », a-t-il dit.

« La chose la plus importante à noter est que la CONADER, le programme national de DDR qui a disposé d'un budget initial de 200 millions de dollars, est maintenant suspendu. Du coup, les programmes pilotes tels que celui de l'Ituri sont vraiment importants pour l'amélioration de la sécurité et du développement », a-t-il ajouté.

Parallèlement à ce projet, le PNUD, avec le programme de développement du « DFID » du gouvernement Britannique, a affecté une somme de 9 millions de dollars aux trois brigades intégrées FARDC à Bunia, Beni et à Bukavu, avec comme but principal de fournir de l'aide, notamment des abris, ainsi qu'un accès à l'eau potable pour les soldats et leurs dépendants.

Ce projet vise aussi à améliorer le fonctionnement et le moral des trois brigades de FARDC, avec comme objectif global de rétablir la situation de sécurité dans ces secteurs. En effet, les FARDC y sont l'une des causes principales de l'insécurité et du harcèlement vis-à-vis de la population locale.

 

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