Le Soudan accepte sans condition la force hybride ONU-UA au Darfour, rapporte la délégation du Conseil de sécurité

18 juin 2007

La délégation du Conseil de sécurité en Afrique a reçu hier l&#39acceptation sans condition du Soudan, y compris par la voix de son Président, Omar El-Béchir, pour le déploiement de la force hybride des Nations Unies et de l&#39Union africaine au Darfour.

Hier à Khartoum, l'ambassadeur de l'Afrique du Sud, Dumisani Kumalo, et celui du Royaume-Uni, Emyr Jones-Parry, ont indiqué que le Soudan avait en outre réaffirmé son accord concernant la supervision des structures de commandement et de contrôle de la force par les Nations Unies.

Lors d'une conférence de presse avec le Ministre des affaires étrangères du Soudan, Lam Alok, Emyr Jones-Parry a annoncé qu'aussitôt de retour à New York, le Conseil de sécurité commencerait à travailler sur un projet de résolution autorisant le déploiement de la force.

L'ONU et l'UA prévoient le déploiement de 19.000 à 20.000 soldats, 3.700 policiers et 19 unités de police pour répondre aux besoins sur le terrain dans la province occidentale du Darfour, où le conflit a fait depuis 2003 plus de 200.000 victimes et entraîné le déplacement de 2,5 millions de personnes, à l'intérieur du Soudan et dans les pays voisins, en particulier au Tchad.

La Mission de l'Union africaine au Soudan (MUAS), forte de 7 000 hommes et déployée au Darfour depuis 2004, s'est révélée incapable de protéger les populations civiles de la région.

La délégation du Conseil de sécurité a quitté aujourd'hui la capitale du Ghana, Accra, pour Abidjan, où elle devrait rencontrer le Président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, ainsi que le Premier Ministre, Guillaume Soro.

 

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